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Armoiries et tartan du
Clan MacKenzie |
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La ville d'Inverness en Écosse
En cliquant
sur la carte qui suit, on peut voir le territoire qu'occupait le clan MacKenzie
et où est située la ville d'Inverness.
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13 décembre 1774 - Mariage
protestant de Murdoch McKenzie et Lizzel Barolet à Québec
Murdoch s'est marié à Lizzel Barolet le 13
décembre 1774 à l'église Anglican Cathedral de Québec. Le célébrant était
David Francis de Montmollin. Simon Fraser jr, marchand, et William Hay, tonnelier,
ont été les témoins.
Il est fort possible que le Simon
Fraser jr qui a été témoin lors de son mariage soit celui dont il est
question dans l'article écrit par
Harry W. Duckworth et publié (avec des mises à jour)
dans la revue
Canadian
Explorer
en septembre 1998. Étaient-ils un de ses compagnons de
voyage lors de sa venue en Amérique?
S'agit-il du même Simon Fraser
dont la maison a été utilisée pour tendre une embuscade à l'armée de Montgomery
lors de l'invasion américaine en 1775?
Était-il anglican ou presbytérien? D'après le livre "L'invasion du Canada 1775-1776" de l'auteur George F.G. Stanley, "Il y avait, à Québec, en 1775, deux congrégations (protestantes) distinctes, les Presbytériens (écossais) et les Anglicans, mais un seul ministre résidant, le Rév. David Francis de Montmollin". Puisque c'est ce dernier qui a célébré son mariage, Murdoch aurait donc pu être aussi bien presbytérien ou anglican. Toutefois, on peut penser qu'il était anglican puisque le mariage a été enregistré dansles registres de l'église anglicane. Cette situation peut nous laisser perplexe puisqu'à cette époque la religion presbytérienne était dominante.
D'après le CD des Mariages du Québec métropolitain (SGQ 2009) publié par la Société de généalogie de Québec, "Dès 1761, les membres de l’Église anglicane d’Angleterre de la ville de Québec (Metropolitan Church) signent une pétition demandant la nomination d’un assistant de langue française à John Brooke qui remplissait les fonctions de missionnaire anglican à Québec. Le ministre David François de Montmollin d’origine suisse est nommé et signe la grande majorité des actes de baptêmes, mariages et sépultures enregistrés au cours des 20 années suivantes à l’église métroplitaine. Les offices avaient lieu dans l’ancienne église des Récollets située sur la place d’Armes, face au château Saint-Louis, résidence du gouverneur général."Remplacé en 1796 par la Holy Trinity Cathedral
Il est à noter
que, d'après le livre «Les premiers Anglo-Canadiens à Québec - Essai de
recensement» écrit par Honorius Provost, le pasteur anglican qui a célébré
le mariage, David Francis Montmollin, était suisse de naissance. Bien que nommé et salarié par le
gouvernement britannique pour le District de Québec, il semblerait qu'il avait
de la difficulté à parler anglais. C'est ce même révérend, chapelain de la
garnison, qui a célébré les funérailles privées du général américain
Richard Montgomery mort lors de l'assaut donné contre Québec le 31 décembre
1775, comme on le verra plus loin.
Après la conquête, c'est la
chapelle du couvent des Récollets qui a servi d'église pour les anglicans, en
alternance avec les catholiques. Selon un historien rencontré à la cathédrale
anglicane (Holy Trinity) en 2004, il semblerait que chaque célébrant faisait des
incantations pour chasser les mauvais esprits de l'autre religion avant les
cérémonies religieuses.
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Vue de l'intérieur de l'église des Récollets réalisée par
Richard Short en 1761. On y voit les dégâts faits par les
bombardements anglais lors du siège de Québec en 1759. Les dégâts
avaient fort probablement été réparés au moment du mariage de
Murdoch McKenzie en 1774 (Blibliothèque et Archives Canada C-000353) |
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Vue
de la place d'Armes de Québec réalisée par Thomas Davies en 1789. On
y voit à gauche le collège des Récollets. (John Carter Brown Library) |
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CONTEXTE HISTORIQUE
1775
- Début de la Révolution américaine
Comme on le verra plus loin,
plusieurs écossais ont défendu la couronne britannique lors de la révolution
américaine. On retrouve le nom de Murdoch McKenzie dans les listes
d'enrôlement ("muster roles") du régiment des "Guides and Pioneers" de 1778 à 1783.
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6 février 1775 - Acquisition d'un emplacement
sur la rue Saint-Stanislas à Québec
Devant le
notaire
J.-A. Panet, Murdoch McKensie, tonnelier, fait l'acquisition d'une part d'emplacement située en la haute ville de Québec, rue
Saint-Stanislas à Québec appartenant à Noël Dorion, menuisier et Marie-Josèphe Normand, son
épouse. La rue St-Stanislas s'appelle maintenant la rue des Écossais.
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Rue Saint-Stanislas
en 1830 - Aquarelles de James Paterson Cockburn |
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Rue
St-Stanislas
en 2001 - Place des Écossais |
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Été 1775 - Recensement
Le nom de Murdoch McKenzie apparaît dans le recensement
des premiers Anglo-Canadiens de Québec
effectué en 1775. Ce recensement semble avoir été réalisé dans le but de
recruter des hommes pour constituer une milice anglophone en prévision d'une éventuelle
attaque de Québec par les colonies révoltées de la Nouvelle-Angleterre.
Selon ce recensement, il habitait sur la rue Saint-Pierre.
Était-ce dans la même résidence dont il fit l'acquisition en 1787 et qui a été
vendue par sa succession en 1805? Comme on le verra plus loin, les
recensements de 1792, 1795 et 1798 indiquent qu'il habitait au 20 rue Saint-Pierre
maintenant devenu le 26 rue Saint-Pierre d'après les archives de Place-Royale, les numéros
civiques ayant été changés
depuis cette époque. Seuls les numéros de lots sont demeurés les mêmes.
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CONTEXTE HISTORIQUE
4
décembre 1775 - Siège de Québec par l'armée des Treize Colonies (États-Unis)
Le 4
décembre 1775, les deux
armées des Treize Colonies (maintenant les États-Unis) dirigées par Benedict Arnold et Richard
Montgomery commencent le siège de Québec qui était défendue par une armée
divisée en quatre brigades: la milice anglaise commandée par Henry Caldwell
dont faisait partie Murdoch McKenzie; la milice française commandée par Noël
Voyer; la marine commandée par John Hamilton et la brigade des soldats
réguliers commandée par le lieutenant colonel Allan MacLean qui assumait
également le titre de commandant en second du gouverneur. La brigade de soldats
réguliers s'appelait
Royal Highland
Emigrants Regiment, également appelée plus tard
The
84th Regiment of Foot. Il y avait également des mercenaires allemands à la
solde de la couronne britannique.
Les
soldats réguliers portaient le plaid vert et un habit de corps rouge doublé en
blanc. Les miliciens britaniques, dont faisait probablement partie Murdoch McKenzie, et les
miliciens français étaient habillés comme l'habitant.
Ils portaient une chemise de flanelle ou de coton, des pantalons de laine, un
manteau d'étoffe et des bottes sauvages. Ils étaient équipés de fusils Brown Bess.
Entre
quatre et six heures du matin le
31
décembre 1775, en pleine tempête de neige, commence l'assaut de
Québec sur deux fronts. Les américains voulaient attaquer sous le couvert
d'une tempête de neige pour ne pas être vus par les défenseurs de Québec.
L'attaque devait également avoir lieu avant le 1er janvier, date à laquelle
certains contrats de mercenaires se terminaient.
Du côté sud (le long du fleuve), l'armée de Richard Montgomery quitte les
Plaines d'Abraham, descend la côte, aujourd'hui appelée Côte Guilmore, et
longe le fleuve en direction de Place-Royale. À cette époque, l'eau du fleuve se rendait jusqu'au Cap
Diamant. À la place du Boulevard Champlain, il n'y avait qu'un sentier sur
lequel ne pouvaient passer que trois ou quatre personnes marchant de front. Après avoir traversé
une première barricade sans difficulté, l'armée poursuit son assaut. Un peu
plus loin, une trentaine de soldats britanniques sont barricadés dans la maison
de Simon Fraser, appelée la maison de la «Potasse». À l'arrivée des
attaquants, une salve est tirée et tue plusieurs américains dont Richard
Montgomery et en blesse plusieurs autres. Les assaillants retraitent.
Du côté nord (cartier St-Roch), vers deux
heures du matin, sous la neige, Benedict Arnold regroupe ses troupes composées
d'environs 700 hommes au faubourg Saint-Roch. Vers quatre heures du matin, à la tête
d'un premier groupe de cents hommes, il commence l'attaque en se dirigeant vers la
côte de la Canoterie (près de la côte du
Palais). Il y rencontre une première barricade. Il est blessé à un genou au
cours d'une brève escarmouche. Il est remplacé par Daniel Morgan qui continue par la rue Sous-le-Cap au bout de laquelle il
rencontre une autre
barricade d'environ 12 pieds de haut. Malgré des efforts désespérés pour
passer par dessus à l'aide d'échelles, les américains durent abandonner tant
le feu des défenseurs était foudroyant. La bataille se poursuivi à partir des
fenêtres des maisons situées des deux côtés de la barricade. Les officiers
de Morgan furent repoussés les uns après les autres. Les assaillants, dont
plusieurs tentaient de s'enfuir, ont été pris de revers par des renforts venus
de la côte du Palais. Après plusieurs escarmouches, Morgan a dû s'avouer
vaincu.
Malgré cette défaite, le siège se
poursuivit jusqu'au 6 mai 1776 lorsque la flotte de secours venant de la
Grande-Bretagne arriva.
Le 12
janvier 1776, le général Guy Carleton, alors gouverneur de Québec, a décrit
la bataille dans une
lettre envoyée au général Howe en Angleterre.
Le siège de Québec a été décrit dans
plusieurs ouvrages dont voici quelques-uns: «Histoire
populaire du Québec, Des origines à 1791» de Jacques Lacoursière publié par
les éditions Septentrion, «L'affrontement Québec-États-Unis ou La guerre
oubliée, Guide touristique et historique» de Yves Tessier publié par la
Société historique de Québec et «Canada Invaded» de George F.G. Stanley
dont la traduction française intitulée «L'invasion du Canada 1775-1776» a
été réalisée par Maguerite MacDonald et publiée par la Société historique
de Québec.
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Allan MacLean
Lieutenant
Colonel de la brigade des
Royal
Highland Emigrants |
Soldats
de la brigade des
Royal
Highland Emigrants |
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La plaque de cuivre
(verte) sur la parois de la falaise indique l'emplacement de la deuxième
barricade le long du
fleuve. C'est
à cet endroit, alors appelé Près-de-Ville, que
Richard Montgomery a été tué.
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Première
barricade,
côte
de la Canoterie |
Deuxième
barricade,
rue
Sault-au-Matelot |
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31 décembre 1775 - Participation de Murdoch
McKenzie à la défense de Québec
Des terres dans les cantons de Granby et
de Milton ont été attribuées à ceux qui ont
participé à la défense de Québec en 1775-1776 en tant que milicien ou en tant que
soldat
régulier en guise de récompense. Le nom de Murdoch
McKenzie apparaît dans la liste du «Lower Canada
Land Papers» qui est le registre de ceux qui ont reçu cette
récompense.
Même si son nom
apparaît
dans le registre des lots qui ont été
accordés aux miliciens et aux soldats réguliers, certains archivistes ont douté qu'il ait participé au blocus
à cause de la remarque qui indique qu'il n'a pas prêté le serment d'allégeance
(«not taken the oath») au roi d'Angleterre. Le fait qu'il ait vendu les terres
mentionnées dans la liste le
1 octobre 1803
prouvent qu'il les a bien reçu même s'il n'a pas prêté le serment d'allégeance.
Il a donc bel et bien été milicien lors de l'assaut de
Québec le 31 décembre 1775.
Il devait faire parti de la milice
britannique puisque le nom de
Henry Caldwell, qui était alors lieutenant
colonel commandant de cette milice, apparaît au bas de la liste sur laquelle on
retrouve son nom. D'après le livre «Histoire
de la seigneurie de Lauzon. Volume 3» écrit par
Roy, J.-Edmond (Joseph-Edmond
en 1897, il
a dû faire partie de la brigade qui a repoussé le général américain Arnold
lorsqu'il a voulu pénétrer dans Québec par la rue Sault-au-Matelot. Il est donc
possible qu'il ait pris une part active à la bataille décisive qui contribué à
la défaite des assaillants.
Le volume dont il est question
précédemment est une bonne source d'information pour essayer de comprendre le
contexte historique dans lequel a vécu Murdoch McKenzie. On peut y accéder en
cliquant
ici.
On notera également que des terres ont
été accordées à Duncan McKenzie qui a lui aussi fait parti de la même brigade de milice
que Murdoch McKenzie. Sa femme,
Marie Cadette, a été marraine au baptême de Marie-Geneviève McKenzie le
3
janvier 1782. Le nom de Duncan apparaît également au bas d'un acte
notarié signé devant le notaire A. Panet le
13 mars
1779. On peut donc en déduire qu'ils se connaissaient bien. Y
avait-il un lien de parenté? On verra plus tard que les deux se sont mariés la
même année et qu'ils ont eu des enfants presque aux mêmes dates.
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10 avril 1776 - Naissance de
Marie-Louise McKenzie
Murdoch McKenzie et Marie-Louise Paille
font baptiser Marie-Louise née le jour même à l'église
Notre-Dame
de Québec. Son parrain était Jacques ... et sa marraine Louise Lefebvre son
épouse.
Il est à noter que l'épouse de Murdoch
McKenzie s'appelle Marie-Louise Paille alors qu'elle s'appelait Lizzel Barolet
à son mariage. Marie-Louise McKenzie a été baptisée à l'église catholique
alors que son père et sa mère se sont mariés à l'église protestante.
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20
avril 1776 - Vente d'un emplacement de la rue Saint-Stanislas
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie vend à Jean Bezeau, charretier, l'emplacement
de la rue St-Stanislas, aujourd'hui, rue des Écossais. Sur ce document, son épouse s'appelle Louise Paille.
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25
février 1777 - Achat d'un emplacement sur la rue Sault-au-Matelot
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie achète de la succession de Ambroise
Leclerc un emplacement sur la rue Saut au Matelot dans la basse ville de Québec.
L'acte indique qu'il était tonnelier.
Était-ce là qu'était construit son
atelier? Il est à noter qu'à l'époque la rue Sault au Matelot englobait la rue
Saint-Paul et que plusieurs tonneliers y étaient établis.
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29
mars 1777 - Engagement d'un apprenti tonnelier
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie engage en qualité d'apprenti tonnelier
Barthélemy-Victor Vozel qui est âgé de 13 ans. Son père est Jean-Baptiste
Vozel de Château-Richer.
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Mai 1777 - Paiement des "lods et
ventes" au Séminaire pour l'achat de l'emplacement
D'après "Le
livre des Recettes du Séminaire de Québec", on apprend que le
Séminaire a
reçu de Murdoch MacKensie un montant de 187 livres 10 sols pour lods et ventes
de la maison d'Adrien Lefebvre.
Le droit de lods et ventes
correspond à une taxe de mutation prélevée par le seigneur lors de la vente
d'une censive effectuée en dehors de la ligne de succession de son propriétaire.
Cet impôt correspondait au douzième du prix de la vente et il était payable par
l'acheteur.
Étant donné que la taxe était
payable par l'acheteur, on peut en déduire que c'est Murdoch McKenzie qui a fait
l'acquisition de la maison d'Adrien Lefebvre et qu'il a payé une taxe au
Séminaire pour cette transaction. Le Séminaire agissait à l'époque comme
seigneur de la seigneurie sur laquelle était situé la résidence. On peut
également en déduire que Murdoch McKenzie a payé l'emplacement 2250 livres
(12x(187 livres 10 sols)). Il est à noter que 1 livre = 20 sols.
Il s'agit fort probablement d'une
taxe payée pour l'achat de la maison devant le notaire J. A. Panet le
25 février 1777.
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9
octobre 1777
- Naissance de Marie-Catherine McKenzie
Maire-Catherine
est baptisée. Elle est née la veille.
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1778 - Acte notarié à trouver
Une
note manuscrite de l'abbé Philibert Goulet réfère probablement à un acte du
notaire Voyer qu'il reste à trouver.
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2 mai 1778 - Engagement d'un apprenti tonnelier
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie prend Alexandre Kenedy de 14 ans comme
apprenti tonnelier. Son père s'appelle Donald Kenedy, navigateur de Berthier.
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1778 à 1783 - Les "Loyal American Regiments"
Pendant la période d'octobre 1778 à
août 1783, le nom de Murdoch
McKenzie apparaît dans les listes d'enrôlement militaire ("muster rolls" en
anglais) du capitaine William MacAlpine de la compagnie des "Guides and Pioneers"
sous le commandement du major Simon Fraser qui, selon la liste du 24 décembre
1778, fut remplacé par le Colonel
Beverly Robenson. La
brigade des "Guides and Pioneers" faisait partie des "Loyal
Americain Regiments" qui ont été impliqués dans la révolution
américaine de 1775 à 1783. La plupart des militaires provenaient de la Province
de New York et, après la défaite des loyalistes en 1783, ils se sont installés
en Nouvelle-Écosse et le long de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.
Dans la liste de la
période du 25 avril au 24 juin 1779, il est mentionné à côté du nom de Murdoch
McKenzie qu'il
était en commande ("on command at") à Kings Bridge. On mentionne également qu'un
de ses compagnons d'armes, Alexander McKenzie, était malade à New York. On peut
donc présumer que le régiment était en service à la redoute de
Kings Bridge de New York.
À première vue, on aurait pu
croire qu'il s'agissait de l'ancêtre Murdoch McKenzie, d'autant plus que le commandant du régiment était le major
Simon Fraser. On se rappellera qu'il y a eu un
Simon Fraser qui a été témoin au mariage de
Murdoch McKenzie en 1774.
Toutefois, il est peu probable
qu'il s'agisse du même Murdoch McKenzie puisque notre ancêtre a été très actif à Québec pendant cette
période comme on le verra dans les lignes qui suivent. Il serait difficile de
croire qu'il ait pu faire la navette entre Québec et New York pendant cette
période où il a, entre autres, eu trois enfants, s'est remarié après sa
conversion au catholicisme et a engagé un apprenti tonnelier.
De plus, l'annotation junr apparaît à côté du nom de Simon Fraser dans l'acte de
mariage de 1774. S'agissait-il plutôt du fils du commandant du régiment? Il
semblerait que non puisque ce dernier n'a pas eu de descendants.
Il est donc fort probable que le
Murdoch McKenzie dont le nom apparaît dans les listes d'enrôlement de la compagnie des "Guides and Pioneers"
n'était pas notre ancêtre.
Le nom de Murdoch McKenzie
apparaissait également dans la
liste
d'enrôlement du régiment des "Fraser's
Highlanders" composé d'écossais recrutés pour du service au Canada pendant
la guerre des sept ans
(1757-63), dont le
commandant était le
Lieut.
Colonel Simon Fraser de Lovat [1726-1782]. Ce régiment
a participé
au
siège de Louisbourg en 1758, à la bataille des Plaines d'Abraham le 13 septembre
1759 et à la bataille de Ste Foy (Sillery) en avril 1760. Après le siège de
Louisbourg, on lui a également donné le nom
de "78th
Regiment of Foot". On sait que plusieurs vétérans
de ce régiment, démantelé en 1763, ont été recrutés pour faire partie du "84th
Regiment" aussi appelé le "Royal Highland Emigrants" qui a été impliqué dans la
révolution américaine (1775-1783). Il était constitué de deux bataillons de 2400
militaires, dont l'un était composé de militaires en provenance de la région de
New-York et l'autre de la Nouvelle-Écosse. Le Murdoch McKenzie des "Guides and Pioneers" serait fort
probablement le même qui a fait partie des "Fraser's Highlander", aussi appelé
"78th
Regiment of Foot",
jusqu'en 1763 et qui, en tant que vétéran, a poursuivi sa carrière dans le
"84th
Regiment", aussi appelé "Royal Highland Emigrants" de 1778 à 1783. À l'issue de
la révolution américaine, il serait probablement venu s'installe en
Nouvelle-Écosse ou le long de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. |
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13
mars 1779
-
Engagement d'un autre apprenti tonnelier
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie prend Alexandre McDonald de 16 ans comme
apprenti tonnelier. Son père s'appelle Randle McDonald, employé journalier à
l'arsenal de la ville de Québec. En plus de signer à titre de témoin, Duncan
McKenzie a traduit l'acte notarié "en langue écossaise" aux personnes présentes.
Est-ce parce que Murdoch McKenzie ne connaissait pas la langue écossaise
(l'anglais ou le gaélique) ou était-ce plutôt parce qu'il ne maîtrisait pas
encore assez bien la langue française? Y avait-il un lien de parenté entre
Murdoch et Duncan ou étaient-ils seulement des connaissances? D'après ce
document, Duncan McKenzie était traiteur et habitait sur la rue Saint-Jean.
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19
juillet 1779
- Accord avec un autre maître tonnelier
Devant le
notaire
J. A. Panet, est signé un accord entre Murdoch McKenzie, maître tonnelier
et Gilles-Victor Serindac, maître
tonnelier.
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9
juillet 1780 - Conversion à la religion catholique
Murdoch
McKenzie est converti à la religion catholique. Il est baptisé sous condition
à l'Église Notre-Dame de Québec le même jour
que Henri Palmer. Dans le registre, on apprend qu'il est originaire d'Inverness
en Écosse, que ses parents s'appelaient Murdoch et Catherine McKenzie, qu'il a
32 ou 33 ans. On indique que les deux baptisés n'avaient aucune certitude de
leur baptême. On peut en déduire qu'il est né en 1748 ou 1747.
Il
est à noter que la Cathédrale Notre-Dame et que l'église de Notre-Dame de la
Victoire font parti de la même paroisse et ont les mêmes registres de telle sorte qu'il
n'est pas possible de dire dans laquelle des deux églises a eu lieu la cérémonie.
Malgré
qu'il signe Murdoch McKenzie, on lui donne aussi le prénom de Mathieu. Le
parrain était le Sieur Charles-Simon Soupiran, maître chirurgien de cette
ville, et la marraine était Damoiselle Louise-Catherine Soupiran.
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Cathédrale
Notre-Dame |
Notre-Dame de la Victoire |
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16
juillet 1780 - Mariage catholique
Après
avoir communiqué avec Sa grandeur Monseigneur de Québec qui a donné toute
dispense, le mariage Mathieu McKenzie et de Louise Barolet a été réhabilité
à la religion catholique à l'église
Notre-Dame
de Québec. Ils s'étaient mariés devant le ministre protestant six ans plus
tôt. Ledit McKenzie a été baptisé par l'Église Catholique il y a huit jours
et n'avait aucune preuve de l'avoir été (auparavant).
Cette
fois, sa femme s'appelle Louise Barolet alors que lors du mariage protestant du
13 décembre 1774, elle s'appelait Lizzel Barolet. Dans le registre, on
l'appelle Mathieu alors qu'il signe Murdoch. On y répète qu'il est originaire
d'Inverness en Écosse.
Ils
ont présenté leurs deux filles, l'une âgée de quatre ans et trois mois et
l'autre d'un an et demi qu'ils ont reconnu comme leurs enfants légitimes. La
première s'appelait Marie-Louise et la deuxième Catherine. Sa femme était
enceinte lors du mariage puisque Mathieu est née quelques jours après, soit le
28 août de la même année.
Comme
pour le baptême, leur mariage a été célébré le même jour que celui de
Henry Palmer, originaire de la Nouvelle-York, et de Marie-Françoise Renaud.
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27
août 1780 - Naissance de Mathieu (Murdoch) McKenzie
Mathieu,
né d'hier, est baptisé à l'église
Notre-Dame de
Québec. Il était le fils de Mathieu McKenzie et de Louise Barolet. Son parrain
était Isaac Samuel Gay et sa marraine Geneviève Daraque.
Il
est l'ancêtre de toute une lignée de descendants portant le même nom dont trois ont été
notaires et deux maires de Saint-Gervais. Il est également l'ancêtre de Dave
McKenzie, le mari
de
Michelle L. McKenzie qui collabore pour la réalisation de ce site.
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3
janvier 1782 - Naissance de Marie-Geneviève McKenzie
Marie-Geneviève
McKenzai est baptisée à l'église Notre-Dame de
Québec. Elle est née la veille du légitime mariage de Mathieu McKenzai et de
Louise McKenzai. Le parrain était François Golin et la marraine Marie Cadette
la femme de Duncan McKenzai. Il signe Mathieu.
Pour
la première fois, Murdoch McKenzie signe Mathieu McKenzie. Duncan a participé
au blocus de Québec avec Murdoch McKenzie. Y avait-il un lien de parenté entre
les deux? Son nom apparaît dans les mêmes recensements que Murdoch.
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8
juillet 1782 - Décès de Marie-Geneviève McKenzie
Geneviève
McKenzie est inhumée au cimetière Sainte-Anne.
Elle est décédée la veille à l'âge de six mois..
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7
septembre 1782 - Achat d'une propriété à Saint-Gervais dans le comté de
Bellechasse
Devant le
notaire
J. A. Panet, Murdoch McKenzie achète une propriété d'un arpent et demi au
sud-ouest de la route au premier rang à Saint-Gervais. Il signe Murdoch.
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CONTEXTE HISTORIQUE
1783 -
Fin de
la révolution américaine
et 1ière épidémie de
variole au Québec |
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24
décembre 1783-
Naissance de Michel McKenzie
Michel
McKenzie est baptisé à Saint-Gervais. Il est né
deux jours tôt. Il est le fils de Mathieu McKenzie et de Marie-Louise Paille. Il
eut pour parrain Augustin Roberge et pour marraine Marie-Anne Pouliot.
Il
est l'ancêtre de l'auteur de ce document, de son frère Luc et de ses soeurs
Nicole, Pauline et Jocelyne et de leurs descendants.
Jusqu'à
ce jour, la femme de Murdoch McKenzie portait le nom de Louise Barolet. Maintenant, elle
s'appelle Marie-Louise Paille. Est-ce la même femme? Autre fait, le nom du
père n'apparaît pas sur le registre. Les recensements de 1792, de 1795 et de 1798
indiquent que Murdoch habite toujours au 20 rue Saint-Pierre à Québec. Comment se
fait-il que Michel soit né à Saint-Gervais?
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22 septembre 1785
- Présence de tenanciers de M. Caldwell à Saint-Gervais
Le curé de Saint-Charles, M.
Sarrault, parle, dans
une lettre qu'il adressait à l'évêque, d'une
"quarantaine de tenanciers de M. Caldwell qui sont desservis par
Saint-Gervais". Murdoch McKenzie était-il un de ceux là? Rappelons que Henry
Caldwell, maintenant seigneur de la seigneurie de Lauzon, était
lieutenant-colonel qui commandait la milice britannique dont faisait parti
Murdoch McKenzie.
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10 septembre 1786 - Murdoch McKenzie
est parrain
D'après l'abbé
Philibert
Goulet, il a
signé Murdoch McKenzie en tant que parrain. On ne sait toutefois de quel
baptême il s'agit.
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28 décembre 1786 - Reconnaissance de
dette envers Murdoch McKenzie
Devant le
notaire Riverin, Nicolas
Pouliotte reconnaît devoir la somme de 480 livres à Murdoch McKenzie marchand
de la paroisse de Saint-Gervais.
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2 mars 1787 - Achat de la résidence de la rue Saint-Pierre à Québec
Devant le
notaire Charles Stewart, Murdoch McKenzie
acquiert, conjointement avec Roderich Fraser, la résidence de Peter Stuart sise
sur le lot 2129 dont le numéro civique est aujourd'hui le 26 rue Saint-Pierre à
Place-Royale. Comme mentionné plus haut, ce lot portait à l'époque le numéro
civique 20 rue Saint-Pierre. Il est plus tard
devenu l'unique propriétaire de cette résidence. On
trouvera plus d'information sur cette résidence en
cliquant sur la photo qui
suit.
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Cliquer
sur la photo pour plus d'information |
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13
avril 1787 - Nomination au titre d'officier de la paix de la ville de Québec
Dans une ordonnance du Gouverneur et du Conseil législatif
publiée La Gazette de Québec
du 16 août 1787, il est nommé officier de la paix
(ou constable) pour la ville de Québec et sa banlieue.
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Mars 1788 - Preuve de la vente de la
maison de la rue Sault-au-Matelot
Dans un des "Livres
des Recettes du Séminaire", Chs Chauvaux paie des lods de 280
livres et 19 sols au Séminaire
pour l'achat de la maison de Murdock McKensey sise sur la rue Sault au
Matelot. Étant donné que les lods (sorte de taxe d'achat) correspondaient
généralement à 1/12 ième du prix d'achat, on peut présumer que Charles Chaveaux
aurait payé la maison de Murdoch McKenzie 3371 livres et 8 sols.
Il s'agit fort probablement de la maison acquise
par Murdoch McKenzie le
25 février 1777 devant le notaire J. A. Panet.
Même si l'inscription a été
faite dans les recettes de mars 1788, il s'agit probablement d'un montant
perçu pour un achat fait par Chs Chauvaux en 1787 si on se réfère aux
inscriptions précédentes et au fait que Murdoch McKenzie a acquis la maison de
la rue Saint-Pierre le 2 mars 1787.
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23 février 1789 - Mention de son nom dans un
acte de vente
Le nom de Murdoch McKenzie est mentionné dans l'acte de
vente de la résidence voisine sise sur le lot 2130 de la rue Saint-Pierre à Place-Royale.
L'acte a été rédigé par le notaire Deschenaux.
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20 janvier 1791 - Mention de son nom dans
un bail concernant la construction d'un hangar
Son nom est également mentionné dans
un bail signé devant le notaire
Alex. Dumas concernant la construction d'un hangar dans la cour ou
sur le quai de la maison sise sur le lot 2128 voisin du lot 2129 lui
appartenant.
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CONTEXTE HISTORIQUE
26 décembre 1791 - Acte constitutionnel
Entré en vigueur de l'Acte
constitutionnel sanctionnée par la Chambre des communes britanique le 10
juin 1791 qui sépare le Canada en deux provinces, soit celle du Bas-Canada
(province de Québec actuelle) et celle du Haut-Canada (province de l'Ontario
actuelle).
Source: Histoire populaire
du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion
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22 février 1792 - Mention de son nom dans un
acte de vente
Murdoch McKenzie signe devant le
notaire Charles Voyer
l'acte de vente de la résidence sise sur le lot 2128 voisin de sa résidence sise
sur le lot 2129.
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30 juillet 1792 - Dénombrement de 1792
Selon le dénombrement fait lors de la visite
générale de la paroisse de Québec commencé le
30
juillet 1792 et publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province
de Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier écossais, habitait au 20
rue Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 8
paroissiens dont 6 communiants.
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6 décembre 1792 - Témoin au mariage de Philip
Long et de Marie-Julie Couillard Després
Sur le
site de
l'histoire de Philip Long, on reconnaît la signature de Murdoch
McKenzie au bas de
l'acte de mariage de Philippe Long et
Marie-Julie Couillard Després qui a eu lieu à la chapelle des Récollets.
Le célébrant était David Francis de Montmollin, le même qu'à son propre
mariage en 1774. On trouvera également d'autres copies de l'acte de
mariage à
cette adresse.
D'après Donald Long, un de
ses descendant, "Philip a été soldat dans le King's American Regiment de
1781 à 1783. Il a reçu une terre à Meductic, près de Woodstock, N.-B. Et
puis, un acte de mariage le place à Québec. Il y est demeuré aussi (1806).
Il a été courrier entre Frédéricton et Québec. Pendant ce temps, il
demeurait à la tête du Lac Témiscouata. En 1830, il démenage à Clair, N.-B.
Il y meurt 3 ans plus tard." |
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CONTEXTE HISTORIQUE
1793 - Épidémie de syphilis au
Québec |
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5 juin 1795 - Dénombrement de 1795
Selon le dénombrement fait lors de la visite
générale de la paroisse de Québec commencé le
5
juin 1795 et publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province de
Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier, habitait toujours au 20 rue
Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 6
paroissiens dont 5 communiants et 1 protestant.
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15 mai 1798 - Dénombrement de 1798
Selon le dénombrement fait lors de la visite
générale de la paroisse de Québec commencé le
15
mai 1798 et publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province de
Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier, habitait encore au 20 rue
Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 4
paroissiens dont 3 communiants et 1 protestant.
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10 juin
1799 - Mariage de Catherine avec François Quirouet
Catherine,
fille de Murdoch et d'Élizabeth McKenzie, épousa François Quirouet. Ce dernier
fut marchand à Québec, encanteur, propriétaire immobilier, associé de la
Quirouet, Chinic et Compagnie, administrateur de la succursale québécoise de la
Banque de Montréal et vice-président de la Banque d'épargne de Québec. Son nom
apparaît dans la liste des 31 administrateurs et des vice-présidents de la Quebec Savings Bank parue
dans le Quebec Mercury
du 3 avril 1821.
Il a également
eu carrière politique active. Il a été élu député d'Orléans à 5 reprises et a
été nommé membre du Conseil législatif jusqu'à la suspension de la constitution
le 27 mars 1838.
En plus de sa
carrière en affaire et en politique, il a aussi été actif en sécurité civile.
Après avoir été officier de milice, lieutenant-colonel, président de la Société
bienveillante de Québec et de la Société du feu, il obtint quelques postes de
commissaire et de juge de paix. C'est dans ce contexte que, le 16 novembre 1838,
il fit arrêter Charles Drolet, le mari de sa nièce, Marguerite Quirouet, qui
s'était réfugié chez lui après avoir fait évader deux patriotes de la citadelle
de Québec.
En 1830, il
s'installa sur une terre à Saint-Gervais. Il y est décédé en 1844.
On peut trouver
plus d'information concernant
sa carrière et l'événement du
16 novembre 1838 sur le site WEB de l'Assemblée
nationale.
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22 février 1800 - Location d'un alembique
Par devant le
notaire Jacques
Voyer de Québec, Murdoch McKenzie, maître tonnelier de cette ville, passe
à Thomas Wilson, par un bail d'un an, un alambique d'environ 60 gallons pour la
somme de 3 livres.
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2 novembre 1801 - Location de la résidence de
la rue Saint-Pierre
Devant le
notaire Jacques
Voyer, Murdoch McKenzie,
maître tonnelier, demeurant en cette basse-ville, rue Saint-Pierre, loue avec
bail à George Blumhart, aubergiste, demeurant aussi en cette basse-ville, rue
Cul de Sac, pour 3 ans, à partir du premier mai prochain, une maison de pierre
de 3 étages située au 20 rue Saint-Pierre, avec quai, étable et hangar pour
55 Louis par an.
Il est possible qu'il soit déménagé à Saint-Gervais
en mai 1801 puisque, d'après l'acte qui suit, il y habitait en 1803.
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1 octobre 1803 - Vente d'un emplacement dans
le township de Milton
Devant le
notaire Planté
de Québec, Murdoch McKenzie, demeurant à Saint-Gervais, vend au Sieur Iosias
Wurtele, marchand demeurant à Québec en la place du marché de la haute ville,
400 acres de terres en superficie dont 200 situées dans le Township de Granby,
toutes mentionnées, distinguées et connues par les lettres Patentes du dit
Township, données sous le grand sceau de cette province en date du 8 janvier
dernier, par le lot nombre 3 dans le onzième rang dudis Township et les deux
autres cents acres situés dans le Township de Milton sont mentionnées,
distinguées et connues par les lettres Patentes du dit Township, données sous
le grand sceau de cette province en date du 29 janvier dernier, par le lot
nombre 15, dans le cinquième rang dudis Township. Les
dits lots lui furent accordés par le gouvernement de cette Province en
récompense de ses services comme milicien au blocus de 1775 et 1776 comme
énoncé auxdites lettres patentes. Les lots ont
été vendus pour la somme de 20 livres de cours actuel.
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1804 - Renouvellement du bail de location de
sa résidence de la rue Saint-Pierre
Par devant le
notaire Jacques
Voyer de Québec, Murdoch McKenzie renouvelle le bail de location de sa
résidence au 20 rue Saint-Pierre à George Blumhart.
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7 novembre 1804 - Décès de Murdoch McKenzie
Murdoch McKenzie décède à Saint-Gervais à l'âge de
60 ans. Il laisse dans le deuil son épouse Élisabeth Paille. Il est inhumé
dans le cimetière de Saint-Gervais le 9 novembre.
Il était devenu négociant au moment de sa mort.
Il est à noter que son épouse qui s'appelait Lizzel
Baronet à son mariage en 1774, s'appelait Louise Baronet lors de la
réhabilitation de son mariage en 1780 et Louise Paille lors de la naissance de
Michel McKenzie à Saint-Gervais. Pourquoi s'appelle-t-elle Élizabeth
maintenant?
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Cimetière
de Saint-Gervais |
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15 mai 1805 - Dénombrement de 1805
Le dénombrement commencé le
15
mai 1805 de la paroisse Notre-Dame de Québec montre bien que sa résidence
a été louée à Georges Plumhart.
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CONTEXTE HISTORIQUE
22 mai 1805 - L'Espagne déclare la guerre à
l'Angleterre
Napoléon songe aussi à envahir
l'Angleterre. Craignant que la colonie ne subisse elle aussi une attaque
française, on décide construire les quatre tours Martello.
Source: Histoire populaire du
Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p. 85
Début juin 1805 - Campagne de recrutement
militaire
Le régiment des Fencibles
canadiens commence une campagne de recrutement dans la région de Québec. En
octobre, la capitale peut compter sur quatre compagnies de milice anglaise.
Source: Histoire populaire du
Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p.85
30 décembre 1805 - Annonce de la victoire
de Trafalgar
Les journaux américains annonce la
victoire de Trafalgar survenue le 21 octobre et la mort de l'amiral Horatio
Nelson, commandant de la flotte anglaise. Ce fut la fête à Montréal et Québec.
Source: Histoire populaire du
Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p. 85
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15 juin 1805 - Partage de l'héritage
Par devant le
notaire Planté
de Québec, on passe un acte de partage entre les héritiers. Furent présents
Dame Élisabeth Paille, veuve du Sieur Murdoch McKenzie, ci-devant tonnelier à
Québec et dernièrement décédé en la paroisse de Saint-Gervais ou il était
demeurant, Murdoch McKenzie, garçon majeur, également tonnelier demeurant à
Québec, Sieur Michel McKenzie, aussi garçon majeur demeurant en ladite
paroisse de Saint-Gervais, Sieur François Quirouet, marchand demeurant à la
Rivière-Ouelle, et Dame Catherine McKenzie son épouse.
Qu'est-il arrivé de Marie-Louise McKenzie née le 10
avril 1776? Son nom n'apparaît pas dans l'acte.
Par devant le
notaire Planté
de Québec, à la même date, Michel McKenzie accorde une procuration à Murdoch
McKenzie son frère.
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20 juillet 1805 - Vente de la résidence de la
rue Saint-Pierre
Par devant le
notaire Jacques
Voyer de Québec, les héritiers de feu Sieur Murdoch McKenzie vendent sa
demeure du 20 rue Saint-Pierre à George Blumhart à qui elle avait été louée
quatre ans plus tôt.
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1808 et 1820 - Actes notariés à trouver
L'abbé
Philibert Goulet
fait référence à des actes notariés qu'il reste à découvrir.
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CONTEXTE HISTORIQUE
18 juin 1812 - Le Canada de nouveau en
guerre
Le 18 juin 1812, le président
James Madison signe un Acte par lequel les États-Unis de l'Amérique déclarent la
guerre au Royaume-Uni de la Grand-Bretagne et d'Irlande et à leurs dépendances.
Cette déclaration a été promulguée après que le président des États-Unis eut
révélé aux membres de la Chambre des représentants le 9 mars 1812 la présence
d'un agent secret dans certains états, plus particulièrement au siège du
gouvernement du Massachusetts. L'agent secret en question était John Henry qui
était un informateur à la solde de l'ancien gouverneur Craig, remplacé par sir
George Prevost 13 septembre 1811, et de son secrétaire Ryland. Considérant que
ses services n'étaient pas suffisamment rémunérés par la Grande-Bretagne, John
Henry a décidé de tout révéler au secrétaire d'État des États-Unis vers la fin
janvier 1812. En plus d'être agent secret, les États-Unis le soupçonnait de
subversion
À cause du climat tendu qui
existait entre les États-Unis et le Canada, une milice bien rodée était déjà en
place pour faire face à une telle éventualité. En plus de l'armée régulière,
Charles-Michel Irumberry de Salaberry met sur pied le corps des Voltigeurs
canadiens composé de 300 miliciens volontaires. Le régiment des Fencibles de
Glengarry a également été constitué.
Entre août 1812 et 1814, plusieurs
escarmouches et batailles ont eu lieu le long de la frontière avec les
États-Unis, tant dans le Haut-Canada que dans le Bas-Canada. Plusieurs
tentatives des assaillants se sont soldées par des échecs. En mai et juin 1813,
les régiments Waterville et Meuron, composés en majorité d'hommes d'origine
suisse, française, italienne et allemande viennent prêter main forte aux troupes
britanniques. Le 26 octobre 1813, après de longs combats à Châteauguay, les
Américains reçurent l'ordre de battre en retraite. Le 11 novembre 1813, une
partie des troupes américaines composée de 1600 hommes subit la défaite près des
rapides du Long Sault.
Après la chute de Paris et
l'abdication de Napoléon, les britanniques et les français signent un traité de
paix et d'amitié le 30 mai 1814. Les autorités britanniques peuvent envoyer
d'importants renforts pour défendre le Canada contre les États-Unis. Plusieurs
autres batailles ont eu lieu entre juillet et août 1814 ponctuées de défaites et
de victoires anglaises. La bataille décisive a eu lieu sur le Lac Champlain. Les
troupes anglaises étaient composées de 14 000 hommes alors que les troupes
américaines n'en comptaient que 4000. Le gouverneur Prevost, commandant des
forces de terre hésite sur les ordres à prendre et décide de battre la retraite,
ce qui lui a coûté son poste et sa carrière. La paix est signée à Gand le 24
décembre 1814.
Source: Histoire populaire du
Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion - p. 151
à 167
1814 -
Épidémie de variole
1832 - Émeute et choléra
L'émeute
Le climat politique qui prévaut
tant au Bas-Canada qu'au Haut-Canada s'est considérablement dégradé depuis la
constitution de 1791. Une nouvelle élection a été décrétée à la suite de la
démission du député John Fisher de Montréal ouest le 26 mars 1832. Trois
candidats briquent les suffrages dont le marchand Stanley Bragg et le
journaliste et médecin Daniel Tracey. Bragg, le candidat des bureaucrates,
reçoit l'appuis des Anglais, des Écossais et de quelques Canadiens. Tracey,
violent défenseur de la cause "patriote" et éditeur du journal "Vindicator",
avait été emprisonné sur ordre du gouverneur Aylmer pour insulte au Conseil
législatif. Plusieurs Irlandais et Canadiens, dont le jeune Louis-Hippolyte
Lafontaine. Une trentaine de fiers-à-bras (appelés "boulés") à la solde de
Bragg. Les magistrats qui dirigent les destinées de la ville de Montréal ont
engagé des constables spéciaux (appelés "connétables") pour maintenir l'ordre.
On y retrouve plusieurs fiers-à-bras à la solde de Bragg. Chaque journée
d'élection a été l'objet de plusieurs accrochages. Les résultats entre les deux
candidats ont été très serrés. À la fermeture du bureau de votes, Tracey a 3
voix d'avance. Des centaines de partisans l'accompagnent à sa résidence. À la
suite d'une poursuite des amis de Bragg, Quatre magistrats, partisans de Bragg,
donnent l'ordre aux soldats de tirer sur la foule. Trois partisant de Tracey
sont tués et une dizaine d'autres sont blessés, dont deux grièvement. Après
l'enquête du coroner, les deux officiers qui ont ordonné le feu sont arrêtés et
libérérés sous caution. Le 22 mai, malgré toute cette agitation, Tracey est
déclaré élu par 4 voix de majorité. À la fin du mois d'août, le Grand Jury de
Montréal conclut par un non-lieu à l'accusation portée contre les officiers. Ces
derniers ont été de nouveau libérés à la suite d'un nouveau procès pour faute de
preuve suffisante.
Source: Histoire populaire du
Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion - p. 265
à 271
Le choléra
Le choléra morbus fait déjà des
ravages dans le monde depuis 1817 et atteint l'Europe en 1831.
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| On a pu remarquer que le nom de
la femme de Murdoch McKenzie, parfois appelé Mathieu McKenzie, a souvent varié
d'un document officiel à un autre. Voici un tableau sommaire des différents noms
qu'on lui a attribué. |
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DATE |
ÉVÉNEMENT |
NOM |
|
1774-12-13 |
Mariage
protestant |
Lizelle
Barollet |
|
1776-04-10 |
Naissance de
Marie-Louise McKenzie |
Marie-Louise
Paille |
|
1777-10-09 |
Naissance de
Marie-Catherine McKensie |
Lisette
Baronnet |
|
1777-10-30 |
Décès de
Marie-Catherine Makenzie |
Louise
Baronnette |
|
1778-10-16 |
Naissance de
Marie-Catherine McKensie |
Louise Baill |
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1780-07-16 |
Mariage
catholique |
Louise Barolet |
|
1780-08-27 |
Naissance de
Mathieu McKensie |
Louise Barolet |
|
1782-07-08 |
Décès de
Marie-Geneviève McKensie |
Louise |
|
1783-12-24 |
Naissance de
Michel McKenzie |
Marie-Louise
Paille |
|
1799-06-10 |
Mariage de
Catherine McKensie |
Élisabeth Pall |
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1804-11-07 |
Décès de
Murdoch McKenzie |
Élisabeth
Paille |
|
1805-06-15 |
Acte de
partage entre héritiers |
Élisabeth
Paille |

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Une découverte faite aux archives de la
Municipalité de Saint-Gervais au cours de l'été 2001 a grandement contribué
à retracer l'histoire de Murdoch McKenzie, l'ancêtre des McKenzie de
Saint-Gervais et d'une longue ligné de descendants qui ont migré un peu
partout au Québec et dont certains habitent maintenant aux
États-Unis.
La découverte de la version manuscrite de
l'histoire des McKenzie de Saint-Gervais réalisée par l'abbé Philibert
Goulet, maintenant décédé, a été l'élément déclencheur qui a permis de
retracer plusieurs documents importants sur l'histoire de notre ancêtre.
L'abbé Goulet a également été l'auteur du livre «des Cadiens...aux
Gervaisiens» publié par la municipalité de
Saint-Gervais.
Je tiens à remercier
monsieur Alcid Fradette,
cousin germain de l'abbé Goulet, qui, malgré ses 85 ans, m'a aimablement
accompagné dans mes recherches aux archives de Saint-Gervais. Je tiens
également à remercier monsieur Gilles Breton, secrétaire-trésorier de
Saint-Gervais et madame Michèle Trudelle, nièce d'Alcid Fradette, pour leurs conseils et
leur soutien dans mes recherches.
En faisant des recherches sur Internet,
j'ai découvert un site sur certains descendants de Murdoch McKenzie. Après
être entré en contact avec son auteure, Michelle L. McKenzie, nous avons
convenu de joindre nos efforts pour découvrir les origines des McKenzie de
Saint-Gervais. Voici l'adresse du site:
familytreemaker.genealogy.com/users/m/c/k/Michelle-L-Mckenzie/BOOK-0001/0003-0001.html
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