HISTOIRE DE

MURDOCH MCKENZIE

1747-1804

Vue de la ville de Québec en 1797

Benjamin  Fisher, Vue de Québec depuis la pointe de Lévy (2003.273)

Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée national des beaux-arts du Québec

 

Naissance de Murdoch McKenzie

C'est dans le registre des mariages de la paroisse Notre-Dame à Québec qu'on apprend qu'il était originaire d'Inverness en Écosse, que son père s'appelait Murdoch et sa mère Katherine et qu'il avait alors 32 ou 33 ans. On peut donc en déduire qu'il est né en 1747 ou 1748. Un autre document vient corroborer cette information. Il s'agit du recensement des premiers anglo-canadiens de Québec réalisé en 1775 dans lequel on indique qu'il avait 28 ans. Selon ce dernier renseignement, il serait donc né en 1747. Toutefois, selon les notes de l'abbé Philibert Goulet, on apprend qu'il avait 60 ans lorsqu'il est décédé. Étant donné qu'il est décédé le 7 novembre 1804, il serait donc né en 1744. Cette dernière information est moins fiable puisqu'il n'y a aucun document original pour la confirmer.

On peut donc conclure que Murdoch McKenzie est né à Inverness en Écosse entre 1744 et 1748.

À partir de ces renseignements, des recherches ont été effectuées sur le site www.familysearch.org par Michelle L. McKenzie (une collaboratrice dont le mari est également un descendant) pour retracer la famille de Murdoch McKenzie en Écosse. L'objectif était de trouver un Murdoch McKenzie né entre 1744 et 1748 à Inverness en Écosse dont le père est Murdoch et la mère Katherine. Ces recherches ont donné les trois résultats suivants:

  • Murdach McKenzie a été baptisé le 4 janvier 1745 à Inverness, Inverness en Écosse. Son père s'appelait Murdach McKenzie et sa mère Katrine Davidson.

     

  • Murdoch et Katherine (Munro) McKenzie se sont mariés à Inverness le 1 février 1739 et ont eu les enfants suivants:

    • Isabel, baptisée le 11 juillet 1742

    • Christian, baptisé le 23 octobre 1744

    • Murdoch, baptisé le 5 avril 1747

    • Alexander, baptisé le 15 juin 1749

    • Elspet, baptisée le 3 février 1751

  • Murdoch et Katherine Hossack se sont mariés à Inverness le 21 octobre 1742. Ils ont eu les enfants suivants:

    • Murdach, baptisé le 4 septembre 1743

    • John, le 18 septembre 1744

    • William, le 21 septembre 1745

    • Rory, le 26 janvier 1747

    • Margaret, en 1748

    • Barbara, le 16 juin 1751

Le deuxième résultat semble plus fiable étant donné que l'année de naissance est confirmée par deux documents originaux. On remarquera également que le prénom de son père est Murdoch et non Murdach comme dans les deux autres résultats.

Par conséquenet, il y a donc de fortes chances que Murdoch McKenzie ait été baptisé le 5 avril 1747, que son père et sa mère soient Murdoch McKenzie et Katherine Munro et que ses frères et soeurs soient Isabel, Christian, Alexander et Elspet.

Cette dernière hypothèse reste toutefois à être vérifiée. Une démarche de généalogie génétique basée sur la comparaison du chromosome Y de l'ADN de la lignée mâle du Clan MacKenzie est en cours pour tenter de confirmer cette hypothèse. L'auteur de cette histoire participe à ce projet.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

SELON DIFFÉRENTES SOURCES

En 1688-1689, le roi James II d'Angleterre et VII d'Écosse (d'allégeance catholique) a été destitué et remplacé par William III (d'allégeance protestante) au trône d'Angleterre à la suite de ce qu'on a appelé "Révolution glorieuse" ("Glorious Revolution"). James II  s'est alors exilé en France. On appelait jacobites ceux qui appuyaient James II et son descendant en exile. Ce nom qui vient du latin Jacobus qui signifie James.

En 1745, un de ses descendants, le Prince Charles Edward Stuart surnommé Bonnie Prince Charlie, avec la complicité de la France et de quelques clans écossais, dont des membres du clan MacKenzie, ont tenté de reprendre le trône d'Angleterre. Après quelques victoires et une longue incursion dans le territoire anglais, l'aventure s'annonçait bien. Toutefois, en 1746, la bataille de Culloden fut néfaste pour les jacobites. Elle fut sans pitié. Tous les blessés ont été tués. À cause de sa ressemblance avec le Prince Charles Edward Stuart surnommé Bonnie Prince Charlie qui commandait alors les troupes jacobites, Roderick Mackenzie, un officier de l'armée du prince, a été décapité par les troupes britanniques commandées par le Duc de Cumberland, surnommé le "boucher". Il s'en suivi un nettoyage ethnique qui a duré quelques mois.

Après la défaite des jacobites  à la bataille de Culloden en 1746, plusieurs écossais qui ont survécu ont perdu tous leurs biens. Dans les années qui suivirent cet événement,  plusieurs milliers d'Écossais ont émigré outre-mer pour tenter d'améliorer leur sort.

Plusieurs documents traitent de ce sujet sont accessibles sur le WEB . En voici quelques-uns:

SELON LE LIVRE "KILTS ET TARTANS"

Dans le livre "Kilts et Tartans", on mentionne que près de trois mille personnes émigrèrent de l'Invernesshire. Dans le même livre, on y apprend que les Highlanders de Fraser dirigés par Simon Fraser allèrent au Canada en 1770. Comme on le verra plus loin, le témoin au mariage de Murdoch McKenzie en 1774 s'appelait Simon Fraser. Était-ce le même qui, en 1774, serait devenu marchand? Si oui, Murdoch McKenzie serait-il venu au Canada avec cette formation militaire? Toutefois, on verra plus loin que cette hypothèse est peu probable.

SELON LE SITE DU CLAN FRASER

Selon le site du Clan Fraser, après le démantèlement du régiment des "Fraser's Highlanders", aussi nommé le "78th Regiment of Foot", à la fin de la guerre des sept ans (1756 à 1763) à l'issue de laquelle la France a définitivement cédé le Canada à la couronne britannique, plusieurs officiers et soldats ont obtenu des terres en guise de récompense et se sont installés dans le nouveau pays. Certains ont eu des épouses francophones. Entre la fin de la Guerre des Sept ans (1763) et le début de la Révolution américaine (1775), on estime à environ 20 000 le nombre de personnes qui ont quitté les montagnes écossaises (Scottish Highlands) incluant celles qui sont venues s'installer en Nouvelle-Écosse à bord du fameux Hector en 1773. Plusieurs anciens jacobites se sont installés en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec et dans le Haut-Canada. Le nom de Murdoch McKenzie apparaît dans les listes de paie ("muster rolls") de ce régiment. Toutefois, comme on le verra plus loin, il est fort probable qu'il s'agisse d'autre Murdoch McKenzie.

SELON LE LIVRE SUR L'HISTOIRE DE L'ÉCOSSE DE MICHEL DUCHEIN

Selon Michel Duchein dans son livre "Histoire de l'Écosse",  l'Écosse, comme les reste de l'Europe occidentale, a connu vers 1740 jusqu'à la fin du siècle une période de prospérité intellectuelle, littéraire et artistique sans précédent, particulièrement dans les villes d'Édimbourg et de Glasgow. Plusieurs scientifiques, auteurs littéraires, poètes (dont Robert Burns) et autres artistes écossais ont rapidement obtenu une notoriété internationale encore reconnue aujourd'hui. On appelait cette période le "Scottish Enlightenment".

Toutefois, l'aventure jacobite du Prince Charles Edward Stuart (surnommé Bonnie Prince Charlie) qui a tenté de reprendre le trône de l'Angleterre avec la complicité de plusieurs clans des Highlands (dont faisaient parti le clan MacKenzie) est venu assombrir cette prospérité. L'aventure s'est soldé par un échec lors de la bataille de Culloden en 1746. À la suite de cette bataille, la répression sans pitié du duc de Cumberland, surnommé le "boucher", a ruiné plusieurs clans et les a forcé à quitter leurs terres. Le Dr Johnson, en 1773, parle d'une "folie d'émigration". On estime à environ 80 000 le nombre de montagnards (Highlanders) qui alors migré vers l'Amérique.

 
Pourquoi, comment et quand Murdoch McKenzie est-il venu en Amérique ?

Notre ancêtre Murdoch McKenzie est donc venu au monde en plein dans la tourmente de la bataille de Culloden. Il a dû être élevé dans un contexte fort difficile subissant l'oppression du conquérant et vivant dans un climat de misère.

Comme mentionné précédemment, dans le but de s'attirer les faveurs du conquérant, plusieurs écossais se sont enrôlés dans le régiment  "Fraser's Highlanders" (aussi appelé "78th Regiment of Foot") qui a participé à plusieurs batailles en Amérique dont le siège de Louisbourg en 1758 et la conquête de Québec en 1759. Étant donné le jeune âge qu'avait Murdoch lors de ces événements (11 et 12 ans), l'hypothèse de son arrivée en Amérique avec cette formation militaire est peu probable.

L'hypothèse la plus plausible serait qu'il ait fait parti de la vague de milliers d'immigrants écossais qui sont venus en Amérique au début des années 1770. Le livre intitulé "Place Royale, Quatre siècles d'histoire" fait d'ailleurs mention d'une centaine de nouveaux arrivants, dont plusieurs écossais, qui sont venus s'installer à Place Royale pendant cette période.

Malgré le contexte très difficile dans lequel il a vécu, il semble avoir reçu une bonne formation puisqu'il était tonnelier et qu'il savait écrire lorsqu'il est arrivé à Québec.

 

Armoiries et tartan du

Clan MacKenzie

 

La ville d'Inverness en Écosse

En cliquant sur la carte qui suit, on peut voir le territoire qu'occupait le clan MacKenzie et où est située la ville d'Inverness.

 

 

 

13 décembre 1774 - Mariage protestant de Murdoch McKenzie et Lizzel Barolet à Québec

Murdoch s'est marié à Lizzel Barolet le 13 décembre 1774 à l'église Anglican Cathedral de Québec. Le célébrant était David Francis de Montmollin. Simon Fraser jr, marchand, et William Hay, tonnelier, ont été les témoins.

Il est fort possible que le Simon Fraser jr qui a été témoin lors de son mariage soit celui dont il est question dans l'article écrit par Harry W. Duckworth et publié (avec des mises à jour)  dans la revue Canadian Explorer en septembre 1998. Étaient-ils un de ses compagnons de voyage lors de sa venue en Amérique?

S'agit-il du même Simon Fraser dont la maison a été utilisée pour tendre une embuscade à l'armée de Montgomery lors de l'invasion américaine en 1775?

Était-il anglican ou presbytérien? D'après le livre "L'invasion du Canada 1775-1776" de l'auteur George F.G. Stanley, "Il y avait, à Québec, en 1775, deux congrégations (protestantes) distinctes, les Presbytériens (écossais) et les Anglicans, mais un seul ministre résidant, le Rév. David Francis de Montmollin". Puisque c'est ce dernier qui a célébré son mariage, Murdoch aurait donc pu être aussi bien presbytérien ou anglican. Toutefois, on peut penser qu'il était anglican puisque le mariage a été enregistré dansles registres de l'église anglicane. Cette situation peut nous laisser perplexe puisqu'à cette époque la religion presbytérienne était dominante.

D'après le CD des Mariages du Québec métropolitain (SGQ 2009) publié par la Société de généalogie de Québec, "Dès 1761, les membres de l’Église anglicane d’Angleterre de la ville de Québec (Metropolitan Church) signent une pétition demandant la nomination d’un assistant de langue française à John Brooke qui remplissait les fonctions de missionnaire anglican à Québec. Le ministre David François de Montmollin d’origine suisse est nommé et signe la grande majorité des actes de baptêmes, mariages et sépultures enregistrés au cours des 20 années suivantes à l’église métroplitaine. Les offices avaient lieu dans l’ancienne église des Récollets située sur la place d’Armes, face au château Saint-Louis, résidence du gouverneur général."Remplacé en 1796 par la Holy Trinity Cathedral

Il est à noter que, d'après le livre «Les premiers Anglo-Canadiens à Québec - Essai de recensement» écrit par Honorius Provost, le pasteur anglican qui a célébré le mariage, David Francis Montmollin, était suisse de naissance. Bien que nommé et salarié par le gouvernement britannique pour le District de Québec, il semblerait qu'il avait de la difficulté à parler anglais. C'est ce même révérend, chapelain de la garnison, qui a célébré les funérailles privées du général américain Richard Montgomery mort lors de l'assaut donné contre Québec le 31 décembre 1775, comme on le verra plus loin.

 

Après la conquête, c'est la chapelle du couvent des Récollets qui a servi d'église pour les anglicans, en alternance avec les catholiques. Selon un historien rencontré à la cathédrale anglicane (Holy Trinity) en 2004, il semblerait que chaque célébrant faisait des incantations pour chasser les mauvais esprits de l'autre religion avant les cérémonies religieuses.

 

Vue de l'intérieur de l'église des Récollets réalisée par Richard Short en 1761. On y voit les dégâts faits par les bombardements anglais lors du siège de Québec en 1759. Les dégâts avaient fort probablement été réparés au moment du mariage de Murdoch McKenzie en 1774 (Blibliothèque et Archives Canada C-000353)

Vue de la place d'Armes de Québec réalisée par Thomas Davies en 1789. On y voit à gauche le collège des Récollets. (John Carter Brown Library)

CONTEXTE HISTORIQUE

1775 - Début de la Révolution américaine

Comme on le verra plus loin, plusieurs écossais ont défendu la couronne britannique lors de la révolution américaine. On retrouve le nom de Murdoch McKenzie dans les listes d'enrôlement ("muster roles") du régiment des "Guides and Pioneers" de 1778 à 1783.

 

6 février 1775 - Acquisition d'un emplacement sur la rue Saint-Stanislas à Québec

Devant le notaire J.-A. Panet, Murdoch McKensie, tonnelier, fait l'acquisition d'une part d'emplacement située en la haute ville de Québec, rue Saint-Stanislas à Québec appartenant à Noël Dorion, menuisier et Marie-Josèphe Normand, son épouse. La rue St-Stanislas s'appelle maintenant la rue des Écossais.

 

Rue Saint-Stanislas en 1830 - Aquarelles de James Paterson Cockburn

   

Rue St-Stanislas en 2001 - Place des Écossais

 

Été 1775 - Recensement

Le nom de Murdoch McKenzie apparaît dans le recensement des premiers Anglo-Canadiens de Québec effectué en 1775. Ce recensement semble avoir été réalisé dans le but de recruter des hommes pour constituer une milice anglophone en prévision d'une éventuelle attaque de Québec par les colonies révoltées de la Nouvelle-Angleterre.

Selon ce recensement, il habitait sur la rue Saint-Pierre. Était-ce dans la même résidence dont il fit l'acquisition en 1787 et qui a été vendue par sa succession en 1805?  Comme on le verra plus loin, les recensements de 1792, 1795 et 1798 indiquent qu'il habitait au 20 rue Saint-Pierre maintenant devenu le 26 rue Saint-Pierre d'après les archives de Place-Royale, les numéros civiques ayant été changés depuis cette époque. Seuls les numéros de lots sont demeurés les mêmes.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

4 décembre 1775 - Siège de Québec par l'armée des Treize Colonies (États-Unis)

Le 4 décembre 1775, les deux armées des Treize Colonies (maintenant les États-Unis) dirigées par Benedict Arnold et Richard Montgomery commencent le siège de Québec qui était défendue par une armée divisée en quatre brigades: la milice anglaise commandée par Henry Caldwell dont faisait partie Murdoch McKenzie; la milice française commandée par Noël Voyer; la marine commandée par John Hamilton et la brigade des soldats réguliers commandée par le lieutenant colonel Allan MacLean qui assumait également le titre de commandant en second du gouverneur. La brigade de soldats réguliers s'appelait Royal Highland Emigrants Regiment, également appelée plus tard The 84th Regiment of Foot. Il y avait également des mercenaires allemands à la solde de la couronne britannique.

Les soldats réguliers portaient le plaid vert et un habit de corps rouge doublé en blanc. Les miliciens britaniques, dont faisait probablement partie Murdoch McKenzie, et les miliciens français étaient habillés comme l'habitant. Ils portaient une chemise de flanelle ou de coton, des pantalons de laine, un manteau d'étoffe et des bottes sauvages. Ils étaient équipés de fusils Brown Bess.

Entre quatre et six heures du matin le 31 décembre 1775, en pleine tempête de neige, commence l'assaut de Québec sur deux fronts. Les américains voulaient attaquer sous le couvert d'une tempête de neige pour ne pas être vus par les défenseurs de Québec. L'attaque devait également avoir lieu avant le 1er janvier, date à laquelle certains contrats de mercenaires se terminaient.

Du côté sud (le long du fleuve), l'armée de Richard Montgomery quitte les Plaines d'Abraham, descend la côte, aujourd'hui appelée Côte Guilmore, et longe le fleuve en direction de Place-Royale. À cette époque, l'eau du fleuve se rendait jusqu'au Cap Diamant. À la place du Boulevard Champlain, il n'y avait qu'un sentier sur lequel ne pouvaient passer que trois ou quatre personnes marchant de front. Après avoir traversé une première barricade sans difficulté, l'armée poursuit son assaut. Un peu plus loin, une trentaine de soldats britanniques sont barricadés dans la maison de Simon Fraser, appelée la maison de la «Potasse». À l'arrivée des attaquants, une salve est tirée et tue plusieurs américains dont Richard Montgomery et en blesse plusieurs autres. Les assaillants retraitent. 

Du côté nord (cartier St-Roch), vers deux heures du matin, sous la neige, Benedict Arnold regroupe ses troupes composées d'environs 700 hommes au faubourg Saint-Roch. Vers quatre heures du matin, à la tête d'un premier groupe de cents hommes, il commence l'attaque en se dirigeant vers la côte de la Canoterie (près de la côte du Palais). Il y rencontre une première barricade. Il est blessé à un genou au cours d'une brève escarmouche.  Il est remplacé par Daniel Morgan qui continue par la rue Sous-le-Cap au bout de laquelle il rencontre une autre barricade d'environ 12 pieds de haut. Malgré des efforts désespérés pour passer par dessus à l'aide d'échelles, les américains durent abandonner tant le feu des défenseurs était foudroyant. La bataille se poursuivi à partir des fenêtres des maisons situées des deux côtés de la barricade. Les officiers de Morgan furent repoussés les uns après les autres. Les assaillants, dont plusieurs tentaient de s'enfuir, ont été pris de revers par des renforts venus de la côte du Palais. Après plusieurs escarmouches, Morgan a dû s'avouer vaincu.

Malgré cette défaite, le siège se poursuivit jusqu'au 6 mai 1776 lorsque la flotte de secours venant de la Grande-Bretagne arriva.

Le 12 janvier 1776, le général Guy Carleton, alors gouverneur de Québec, a décrit la bataille dans une lettre envoyée au général Howe en Angleterre.

Le siège de Québec a été décrit dans plusieurs ouvrages dont voici quelques-uns: «Histoire populaire du Québec, Des origines à 1791» de Jacques Lacoursière publié par les éditions Septentrion, «L'affrontement Québec-États-Unis ou La guerre oubliée, Guide touristique et historique» de Yves Tessier publié par la Société historique de Québec et «Canada Invaded» de George F.G. Stanley dont la traduction française intitulée «L'invasion du Canada 1775-1776» a été réalisée par Maguerite MacDonald et publiée par la Société historique de Québec.

 

Allan MacLean

Lieutenant Colonel de la brigade des

 Royal Highland Emigrants

Soldats de la brigade des

 Royal Highland Emigrants

 

La plaque de cuivre (verte) sur la parois de la falaise indique l'emplacement de la deuxième barricade le long du fleuve. C'est à cet endroit, alors appelé Près-de-Ville, que Richard Montgomery a été tué.

 

Première barricade,

côte de la Canoterie 

Deuxième barricade,

rue Sault-au-Matelot 

 

31 décembre 1775 - Participation de Murdoch McKenzie à la défense de Québec

Des terres dans les cantons de Granby et de Milton ont été attribuées à ceux qui ont participé à la défense de Québec en 1775-1776 en tant que milicien ou en tant que soldat régulier en guise de récompense. Le nom de Murdoch McKenzie apparaît dans la liste du «Lower Canada Land Papers» qui est le registre de ceux qui ont reçu cette récompense.

Même si son nom apparaît dans le registre des lots qui ont été accordés aux miliciens et aux soldats réguliers, certains archivistes ont douté qu'il ait participé au blocus à cause de la remarque qui indique qu'il n'a pas prêté le serment d'allégeance («not taken the oath») au roi d'Angleterre. Le fait qu'il ait vendu les terres mentionnées dans la liste le 1 octobre 1803 prouvent qu'il les a bien reçu même s'il n'a pas prêté le serment d'allégeance. Il a donc bel et bien été milicien lors de l'assaut de Québec le 31 décembre 1775.

Il devait faire parti de la milice britannique puisque le nom de Henry Caldwell, qui était alors lieutenant colonel commandant de cette milice, apparaît au bas de la liste sur laquelle on retrouve son nom. D'après le livre «Histoire de la seigneurie de Lauzon. Volume 3» écrit par Roy, J.-Edmond (Joseph-Edmond en 1897, il a dû faire partie de la brigade qui a repoussé le général américain Arnold lorsqu'il a voulu pénétrer dans Québec par la rue Sault-au-Matelot. Il est donc possible qu'il ait pris une part active à la bataille décisive qui contribué à la défaite des assaillants.

Le volume dont il est question précédemment est une bonne source d'information pour essayer de comprendre le contexte historique dans lequel a vécu Murdoch McKenzie. On peut y accéder en cliquant ici.

On notera également que des terres ont été accordées à Duncan McKenzie qui a lui aussi fait parti de la même brigade de milice que Murdoch McKenzie. Sa femme, Marie Cadette, a été marraine au baptême de Marie-Geneviève McKenzie le 3 janvier 1782. Le nom de Duncan apparaît également au bas d'un acte notarié signé devant le notaire A. Panet le 13 mars 1779. On peut donc en déduire qu'ils se connaissaient bien. Y avait-il un lien de parenté? On verra plus tard que les deux se sont mariés la même année et qu'ils ont eu des enfants presque aux mêmes dates.

 

10 avril 1776 - Naissance de Marie-Louise McKenzie

Murdoch McKenzie et Marie-Louise Paille font baptiser Marie-Louise née le jour même à l'église Notre-Dame de Québec. Son parrain était Jacques ... et sa marraine Louise Lefebvre son épouse.

Il est à noter que l'épouse de Murdoch McKenzie s'appelle Marie-Louise Paille alors qu'elle s'appelait Lizzel Barolet à son mariage. Marie-Louise McKenzie a été baptisée à l'église catholique alors que son père et sa mère se sont mariés à l'église protestante.

 

20 avril 1776 - Vente d'un emplacement de la rue Saint-Stanislas

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie vend à Jean Bezeau, charretier, l'emplacement de la rue St-Stanislas, aujourd'hui, rue des Écossais. Sur ce document, son épouse s'appelle Louise Paille.

 

25 février 1777 - Achat d'un emplacement sur la rue Sault-au-Matelot

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie achète de la succession de Ambroise Leclerc un emplacement sur la rue Saut au Matelot dans la basse ville de Québec. L'acte indique qu'il était tonnelier.

Était-ce là qu'était construit son atelier? Il est à noter qu'à l'époque la rue Sault au Matelot englobait la rue Saint-Paul et que plusieurs tonneliers y étaient établis.

 

29 mars 1777 - Engagement d'un apprenti tonnelier

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie engage en qualité d'apprenti tonnelier Barthélemy-Victor Vozel qui est âgé de 13 ans. Son père est Jean-Baptiste Vozel de Château-Richer.

 

Mai 1777 - Paiement des "lods et ventes" au Séminaire pour l'achat de l'emplacement

D'après "Le livre des Recettes du Séminaire de Québec", on apprend que le Séminaire a reçu de Murdoch MacKensie un montant de 187 livres 10 sols pour lods et ventes de la maison d'Adrien Lefebvre.

Le droit de lods et ventes correspond à une taxe de mutation prélevée par le seigneur lors de la vente d'une censive effectuée en dehors de la ligne de succession de son propriétaire. Cet impôt correspondait au douzième du prix de la vente et il était payable par l'acheteur.

Étant donné que la taxe était payable par l'acheteur, on peut en déduire que c'est Murdoch McKenzie qui a fait l'acquisition de la maison d'Adrien Lefebvre et qu'il a payé une taxe au Séminaire pour cette transaction. Le Séminaire agissait à l'époque comme seigneur de la seigneurie sur laquelle était situé la résidence. On peut également en déduire que Murdoch McKenzie a payé l'emplacement 2250 livres (12x(187 livres 10 sols)). Il est à noter que 1 livre = 20 sols.

Il s'agit fort probablement d'une taxe payée pour l'achat de la maison devant le notaire J. A. Panet le 25 février 1777.

 

9 octobre 1777 - Naissance de Marie-Catherine McKenzie

Maire-Catherine est baptisée. Elle est née la veille.

 

1778 - Acte notarié à trouver

Une note manuscrite de l'abbé Philibert Goulet réfère probablement à un acte du notaire Voyer qu'il reste à trouver.

 

2 mai 1778 - Engagement d'un apprenti tonnelier

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie prend Alexandre Kenedy de 14 ans comme apprenti tonnelier. Son père s'appelle Donald Kenedy, navigateur de Berthier.

 

1778 à 1783 - Les "Loyal American Regiments"

Pendant la période d'octobre 1778 à août 1783, le nom de Murdoch McKenzie apparaît dans les listes d'enrôlement militaire ("muster rolls" en anglais) du capitaine William MacAlpine de la compagnie des "Guides and Pioneers"  sous le commandement du major Simon Fraser qui, selon la liste du 24 décembre 1778, fut remplacé par le Colonel Beverly Robenson. La brigade des "Guides and Pioneers" faisait partie des "Loyal Americain Regiments" qui ont été impliqués dans la révolution américaine de 1775 à 1783. La plupart des militaires provenaient de la Province de New York et, après la défaite des loyalistes en 1783, ils se sont installés en Nouvelle-Écosse et le long de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Dans la liste de la période du 25 avril au 24 juin 1779, il est mentionné à côté du nom de Murdoch McKenzie qu'il était en commande ("on command at") à Kings Bridge. On mentionne également qu'un de ses compagnons d'armes, Alexander McKenzie, était malade à New York. On peut donc présumer que le régiment était en service à la redoute de Kings Bridge de New York.

À première vue, on aurait pu croire qu'il s'agissait de l'ancêtre Murdoch McKenzie, d'autant plus que le commandant du régiment était le major Simon Fraser. On se rappellera qu'il y a eu un Simon Fraser qui a été témoin au mariage de Murdoch McKenzie en 1774.

Toutefois, il est peu probable qu'il s'agisse du même Murdoch McKenzie puisque notre ancêtre a été très actif à Québec pendant cette période comme on le verra dans les lignes qui suivent. Il serait difficile de croire qu'il ait pu faire la navette entre Québec et New York pendant cette période où il  a, entre autres, eu trois enfants, s'est remarié après sa conversion au catholicisme et a engagé un apprenti tonnelier.

De plus, l'annotation junr apparaît à côté du nom de Simon Fraser dans l'acte de mariage de 1774. S'agissait-il plutôt du fils du commandant du régiment? Il semblerait que non puisque ce dernier n'a pas eu de descendants.

Il est donc fort probable que le Murdoch McKenzie dont le nom apparaît dans les listes d'enrôlement de la compagnie des "Guides and Pioneers" n'était pas notre ancêtre.

Le nom de Murdoch McKenzie apparaissait également dans la liste d'enrôlement du régiment  des "Fraser's Highlanders" composé d'écossais recrutés pour du service au Canada pendant la guerre des sept ans (1757-63), dont le commandant était le Lieut. Colonel Simon Fraser de Lovat [1726-1782]. Ce régiment a participé au siège de Louisbourg en 1758, à la bataille des Plaines d'Abraham le 13 septembre 1759 et à la bataille de Ste Foy (Sillery) en avril 1760. Après le siège de Louisbourg, on lui a également donné le nom de "78th Regiment of Foot". On sait que plusieurs vétérans de ce régiment, démantelé en 1763, ont été recrutés pour faire partie du "84th Regiment" aussi appelé le "Royal Highland Emigrants" qui a été impliqué dans la révolution américaine (1775-1783). Il était constitué de deux bataillons de 2400 militaires, dont l'un était composé de militaires en provenance de la région de New-York et l'autre de la Nouvelle-Écosse. Le Murdoch McKenzie des "Guides and Pioneers" serait fort probablement le même qui a fait partie des "Fraser's Highlander", aussi appelé "78th Regiment of Foot", jusqu'en 1763 et qui, en tant que vétéran, a poursuivi sa carrière dans le "84th Regiment", aussi appelé "Royal Highland Emigrants" de 1778 à 1783. À l'issue de la révolution américaine, il serait probablement venu s'installe en Nouvelle-Écosse ou le long de la rivière Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

 

13 mars 1779 - Engagement d'un autre apprenti tonnelier

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie prend Alexandre McDonald de 16 ans comme apprenti tonnelier. Son père s'appelle Randle McDonald, employé journalier à l'arsenal de la ville de Québec. En plus de signer à titre de témoin, Duncan McKenzie a traduit l'acte notarié "en langue écossaise" aux personnes présentes. Est-ce parce que Murdoch McKenzie ne connaissait pas la langue écossaise (l'anglais ou le gaélique) ou était-ce plutôt parce qu'il ne maîtrisait pas encore assez bien la langue française? Y avait-il un lien de parenté entre Murdoch et Duncan ou étaient-ils seulement des connaissances? D'après ce document, Duncan McKenzie était traiteur et habitait sur la rue Saint-Jean.

 

19 juillet 1779 - Accord avec un autre maître tonnelier

Devant le notaire J. A. Panet, est signé un accord entre Murdoch McKenzie, maître tonnelier et Gilles-Victor Serindac, maître tonnelier.

 

9 juillet 1780 - Conversion à la religion catholique

Murdoch McKenzie est converti à la religion catholique. Il est baptisé sous condition à l'Église Notre-Dame de Québec le même jour que Henri Palmer. Dans le registre, on apprend qu'il est originaire d'Inverness en Écosse, que ses parents s'appelaient Murdoch et Catherine McKenzie, qu'il a 32 ou 33 ans. On indique que les deux baptisés n'avaient aucune certitude de leur baptême. On peut en déduire qu'il est né en 1748 ou 1747.

Il est à noter que la Cathédrale Notre-Dame et que l'église de Notre-Dame de la Victoire font parti de la même paroisse et ont les mêmes registres de telle sorte qu'il n'est pas possible de dire dans laquelle des deux églises a eu lieu la cérémonie.

Malgré qu'il signe Murdoch McKenzie, on lui donne aussi le prénom de Mathieu. Le parrain était le Sieur Charles-Simon Soupiran, maître chirurgien de cette ville, et la marraine était Damoiselle Louise-Catherine Soupiran.

 

 

 

Cathédrale Notre-Dame

Notre-Dame de la Victoire

 

16 juillet 1780 - Mariage catholique

Après avoir communiqué avec Sa grandeur Monseigneur de Québec qui a donné toute dispense, le mariage Mathieu McKenzie et de Louise Barolet a été réhabilité à la religion catholique à l'église Notre-Dame de Québec. Ils s'étaient mariés devant le ministre protestant six ans plus tôt. Ledit McKenzie a été baptisé par l'Église Catholique il y a huit jours et n'avait aucune preuve de l'avoir été (auparavant).

Cette fois, sa femme s'appelle Louise Barolet alors que lors du mariage protestant du 13 décembre 1774, elle s'appelait Lizzel Barolet. Dans le registre, on l'appelle Mathieu alors qu'il signe Murdoch. On y répète qu'il est originaire d'Inverness en Écosse.

Ils ont présenté leurs deux filles, l'une âgée de quatre ans et trois mois et l'autre d'un an et demi qu'ils ont reconnu comme leurs enfants légitimes. La première s'appelait Marie-Louise et la deuxième Catherine. Sa femme était enceinte lors du mariage puisque Mathieu est née quelques jours après, soit le 28 août de la même année.

Comme pour le baptême, leur mariage a été célébré le même jour que celui de Henry Palmer, originaire de la Nouvelle-York, et de Marie-Françoise Renaud.

 

27 août 1780 - Naissance de Mathieu (Murdoch) McKenzie

Mathieu, né d'hier, est baptisé à l'église Notre-Dame de Québec. Il était le fils de Mathieu McKenzie et de Louise Barolet. Son parrain était Isaac Samuel Gay et sa marraine Geneviève Daraque.

Il est l'ancêtre de toute une lignée de descendants portant le même nom dont trois ont été notaires et deux maires de Saint-Gervais. Il est également l'ancêtre de Dave McKenzie, le mari de Michelle L. McKenzie qui collabore pour la réalisation de ce site.

 

 

3 janvier 1782 - Naissance de Marie-Geneviève McKenzie

Marie-Geneviève McKenzai est baptisée à l'église Notre-Dame de Québec. Elle est née la veille du légitime mariage de Mathieu McKenzai et de Louise McKenzai. Le parrain était François Golin et la marraine Marie Cadette la femme de Duncan McKenzai. Il signe Mathieu.

Pour la première fois, Murdoch McKenzie signe Mathieu McKenzie. Duncan a participé au blocus de Québec avec Murdoch McKenzie. Y avait-il un lien de parenté entre les deux? Son nom apparaît dans les mêmes recensements que Murdoch.

 

8 juillet 1782 - Décès de Marie-Geneviève McKenzie

Geneviève McKenzie est inhumée au cimetière Sainte-Anne. Elle est décédée la veille à l'âge de six mois..

 

7 septembre 1782 - Achat d'une propriété à Saint-Gervais dans le comté de Bellechasse

Devant le notaire J. A. Panet, Murdoch McKenzie achète une propriété d'un arpent et demi au sud-ouest de la route au premier rang à Saint-Gervais. Il signe Murdoch.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

1783 - Fin de la révolution américaine et 1ière épidémie de variole au Québec

 

 

24 décembre 1783- Naissance de Michel McKenzie

Michel McKenzie est baptisé à Saint-Gervais. Il est né deux jours tôt. Il est le fils de Mathieu McKenzie et de Marie-Louise Paille. Il eut pour parrain Augustin Roberge et pour marraine Marie-Anne Pouliot.

Il est l'ancêtre de l'auteur de ce document, de son frère Luc et de ses soeurs Nicole, Pauline et Jocelyne et de leurs descendants.

Jusqu'à ce jour, la femme de Murdoch McKenzie portait le nom de Louise Barolet. Maintenant, elle s'appelle Marie-Louise Paille. Est-ce la même femme? Autre fait, le nom du père n'apparaît pas sur le registre. Les recensements de 1792, de 1795 et de 1798 indiquent que Murdoch habite toujours au 20 rue Saint-Pierre à Québec. Comment se fait-il que Michel soit né à Saint-Gervais?

 

22 septembre 1785 - Présence de tenanciers de M. Caldwell à Saint-Gervais

Le curé de Saint-Charles, M. Sarrault, parle, dans une lettre qu'il adressait à l'évêque, d'une "quarantaine de tenanciers de M.  Caldwell qui sont desservis par Saint-Gervais". Murdoch McKenzie était-il un de ceux là? Rappelons que Henry Caldwell, maintenant seigneur de la seigneurie de Lauzon, était lieutenant-colonel qui commandait la milice britannique dont faisait parti Murdoch McKenzie.

 

10 septembre 1786 - Murdoch McKenzie est parrain

D'après l'abbé Philibert Goulet, il a signé Murdoch McKenzie en tant que parrain. On ne sait toutefois de quel baptême il s'agit.

 

28 décembre 1786 - Reconnaissance de dette envers Murdoch McKenzie

Devant le notaire Riverin, Nicolas Pouliotte reconnaît devoir la somme de 480 livres à Murdoch McKenzie marchand de la paroisse de Saint-Gervais.

 

2 mars 1787 - Achat de la résidence de la rue Saint-Pierre à Québec

Devant le notaire Charles Stewart, Murdoch McKenzie acquiert, conjointement avec Roderich Fraser, la résidence de Peter Stuart sise sur le lot 2129 dont le numéro civique est aujourd'hui le 26 rue Saint-Pierre à Place-Royale. Comme mentionné plus haut, ce lot portait à l'époque le numéro civique 20 rue Saint-Pierre. Il est plus tard devenu l'unique propriétaire de cette résidence. On trouvera plus d'information sur cette résidence en cliquant sur la photo qui suit.

 

Cliquer sur la photo pour plus d'information

 

13 avril 1787 - Nomination au titre d'officier de la paix de la ville de Québec

Dans une ordonnance du Gouverneur et du Conseil législatif publiée La Gazette de Québec du 16 août 1787, il est nommé officier de la paix  (ou constable) pour la ville de Québec et sa banlieue.

 

Mars 1788 - Preuve de la vente de la maison de la rue Sault-au-Matelot

Dans un des "Livres des Recettes du Séminaire", Chs Chauvaux paie des lods de 280 livres et 19 sols au Séminaire pour l'achat de la maison de Murdock McKensey sise sur la rue Sault au Matelot. Étant donné que les lods (sorte de taxe d'achat) correspondaient généralement à 1/12 ième du prix d'achat, on peut présumer que Charles Chaveaux aurait payé la maison de Murdoch McKenzie 3371 livres et 8 sols.

Il s'agit fort probablement de la maison acquise par Murdoch McKenzie le 25 février 1777 devant le notaire J. A. Panet.

Même si l'inscription a été faite dans les recettes de mars 1788, il s'agit probablement d'un montant perçu pour un achat fait par Chs Chauvaux en 1787 si on se réfère aux inscriptions précédentes et au fait que Murdoch McKenzie a acquis la maison de la rue Saint-Pierre le 2 mars 1787.

 

23 février 1789 - Mention de son nom dans un acte de vente

Le nom de Murdoch McKenzie est mentionné dans l'acte de vente de la résidence voisine sise sur le lot 2130 de la rue Saint-Pierre à Place-Royale. L'acte a été rédigé par le notaire Deschenaux.

 

20 janvier 1791 - Mention de son nom dans un bail concernant la construction d'un hangar

Son nom est également mentionné dans un bail signé devant le notaire Alex. Dumas concernant la construction d'un hangar dans la cour ou sur le quai de la maison sise sur le lot 2128 voisin du lot 2129 lui appartenant.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

 

26 décembre 1791 - Acte constitutionnel

Entré en vigueur de l'Acte constitutionnel sanctionnée par la Chambre des communes britanique le 10 juin 1791 qui sépare le Canada en deux provinces, soit celle du Bas-Canada (province de Québec actuelle) et celle du Haut-Canada (province de l'Ontario actuelle).

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion

 

22 février 1792 - Mention de son nom dans un acte de vente

Murdoch McKenzie signe devant le notaire Charles Voyer l'acte de vente de la résidence sise sur le lot 2128 voisin de sa résidence sise sur le lot 2129.

 

30 juillet 1792 - Dénombrement de 1792

Selon le dénombrement fait lors de la visite générale de la paroisse de Québec commencé le 30 juillet 1792 et  publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province de Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier écossais, habitait au 20 rue Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 8 paroissiens dont 6 communiants.

 

6 décembre 1792 - Témoin au mariage de Philip Long et de Marie-Julie Couillard Després

Sur le site de l'histoire de Philip Long, on reconnaît la signature de Murdoch McKenzie au bas de l'acte de mariage de Philippe Long et Marie-Julie Couillard Després qui a eu lieu à la chapelle des Récollets. Le célébrant était David Francis de Montmollin, le même qu'à son propre mariage en 1774. On trouvera également d'autres copies de l'acte de mariage à cette adresse.

D'après Donald Long, un de ses descendant, "Philip a été soldat dans le King's American Regiment de 1781 à 1783. Il a reçu une terre à Meductic, près de Woodstock, N.-B. Et puis, un acte de mariage le place à Québec. Il y est demeuré aussi (1806). Il a été courrier entre Frédéricton et Québec. Pendant ce temps, il demeurait à la tête du Lac Témiscouata. En 1830, il démenage à Clair, N.-B. Il y meurt 3 ans plus tard."

 

CONTEXTE HISTORIQUE

1793 - Épidémie de syphilis au Québec

 

5 juin 1795 - Dénombrement de 1795

Selon le dénombrement fait lors de la visite générale de la paroisse de Québec commencé le 5 juin 1795 et  publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province de Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier, habitait toujours au 20 rue Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 6 paroissiens dont 5 communiants et 1 protestant.

 

15 mai 1798 - Dénombrement de 1798

Selon le dénombrement fait lors de la visite générale de la paroisse de Québec commencé le 15 mai 1798 et  publié dans le rapport de l'Archiviste de la Province de Québec pour 1948-1949, Murdoch McKenzie, tonnelier, habitait encore au 20 rue Saint-Pierre à Place-Royale dans la ville de Québec. On y dénombrait 4 paroissiens dont 3 communiants et 1 protestant.

 

10 juin 1799 - Mariage de Catherine avec François Quirouet

Catherine, fille de Murdoch et d'Élizabeth McKenzie, épousa François Quirouet. Ce dernier fut marchand à Québec, encanteur, propriétaire immobilier, associé de la Quirouet, Chinic et Compagnie, administrateur de la succursale québécoise de la Banque de Montréal et vice-président de la Banque d'épargne de Québec. Son nom apparaît dans la liste des 31 administrateurs et des vice-présidents de la Quebec Savings Bank parue dans le Quebec Mercury du 3 avril 1821.

Il a également eu carrière politique active. Il a été élu député d'Orléans à 5 reprises et a été nommé membre du Conseil législatif jusqu'à la suspension de la constitution le 27 mars 1838.

En plus de sa carrière en affaire et en politique, il a aussi été actif en sécurité civile. Après avoir été officier de milice, lieutenant-colonel, président de la Société bienveillante de Québec et de la Société du feu, il obtint quelques postes de commissaire et de juge de paix. C'est dans ce contexte que, le 16 novembre 1838, il fit arrêter Charles Drolet, le mari de sa nièce, Marguerite Quirouet, qui s'était réfugié chez lui après avoir fait évader deux patriotes de la citadelle de Québec.

En 1830, il s'installa sur une terre à Saint-Gervais. Il y est décédé en 1844.

On peut trouver plus d'information concernant sa carrière et l'événement du 16 novembre 1838 sur le site WEB de l'Assemblée nationale.

 

22 février 1800 - Location d'un alembique

Par devant le notaire Jacques Voyer de Québec, Murdoch McKenzie, maître tonnelier de cette ville, passe à Thomas Wilson, par un bail d'un an, un alambique d'environ 60 gallons pour la somme de 3 livres.

 

2 novembre 1801 - Location de la résidence de la rue Saint-Pierre

Devant le notaire Jacques Voyer, Murdoch McKenzie, maître tonnelier, demeurant en cette basse-ville, rue Saint-Pierre, loue avec bail à George Blumhart, aubergiste, demeurant aussi en cette basse-ville, rue Cul de Sac, pour 3 ans, à partir du premier mai prochain, une maison de pierre de 3 étages située au 20 rue Saint-Pierre, avec quai, étable et hangar pour 55 Louis par an.

Il est possible qu'il soit déménagé à Saint-Gervais en mai 1801 puisque, d'après l'acte qui suit, il y habitait en 1803.

 

1 octobre 1803 - Vente d'un emplacement dans le township de Milton

Devant le notaire Planté de Québec, Murdoch McKenzie, demeurant à Saint-Gervais, vend au Sieur Iosias Wurtele, marchand demeurant à Québec en la place du marché de la haute ville, 400 acres de terres en superficie dont 200 situées dans le Township de Granby, toutes mentionnées, distinguées et connues par les lettres Patentes du dit Township, données sous le grand sceau de cette province en date du 8 janvier dernier, par le lot nombre 3 dans le onzième rang dudis Township et les deux autres cents acres situés dans le Township de Milton sont mentionnées, distinguées et connues par les lettres Patentes du dit Township, données sous le grand sceau de cette province en date du 29 janvier dernier, par le lot nombre 15, dans le cinquième rang dudis Township. Les dits lots lui furent accordés par le gouvernement de cette Province en récompense de ses services comme milicien au blocus de 1775 et 1776 comme énoncé auxdites lettres patentes. Les lots ont été vendus pour la somme de 20 livres de cours actuel.

 

1804 - Renouvellement du bail de location de sa résidence de la rue Saint-Pierre

Par devant le notaire Jacques Voyer de Québec, Murdoch McKenzie renouvelle le bail de location de sa résidence au 20 rue Saint-Pierre à George Blumhart.

 

7 novembre 1804 - Décès de Murdoch McKenzie

Murdoch McKenzie décède à Saint-Gervais à l'âge de 60 ans. Il laisse dans le deuil son épouse Élisabeth Paille. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Gervais le 9 novembre. Il était devenu négociant au moment de sa mort.

Il est à noter que son épouse qui s'appelait Lizzel Baronet à son mariage en 1774, s'appelait Louise Baronet lors de la réhabilitation de son mariage en 1780 et Louise Paille lors de la naissance de Michel McKenzie à Saint-Gervais. Pourquoi s'appelle-t-elle Élizabeth maintenant?

 

 

 

 

Cimetière de Saint-Gervais

 

15 mai 1805 - Dénombrement de 1805

Le dénombrement commencé le 15 mai 1805 de la paroisse Notre-Dame de Québec montre bien que sa résidence a été louée à Georges Plumhart.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

22 mai 1805 - L'Espagne déclare la guerre à l'Angleterre

Napoléon songe aussi à envahir l'Angleterre. Craignant que la colonie ne subisse elle aussi une attaque française, on décide construire les quatre tours Martello.

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p. 85

 

Début juin 1805 - Campagne de recrutement militaire

Le régiment des Fencibles canadiens commence une campagne de recrutement dans la région de Québec. En octobre, la capitale peut compter sur quatre compagnies de milice anglaise.

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p.85

 

30 décembre 1805 - Annonce de la victoire de Trafalgar

Les journaux américains annonce la victoire de Trafalgar survenue le 21 octobre et la mort de l'amiral Horatio Nelson, commandant de la flotte anglaise. Ce fut la fête à Montréal et Québec.

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion p. 85

 

15 juin 1805 - Partage de l'héritage

Par devant le notaire Planté de Québec, on passe un acte de partage entre les héritiers. Furent présents Dame Élisabeth Paille, veuve du Sieur Murdoch McKenzie, ci-devant tonnelier à Québec et dernièrement décédé en la paroisse de Saint-Gervais ou il était demeurant, Murdoch McKenzie, garçon majeur, également tonnelier demeurant à Québec, Sieur Michel McKenzie, aussi garçon majeur demeurant en ladite paroisse de Saint-Gervais, Sieur François Quirouet, marchand demeurant à la Rivière-Ouelle, et Dame Catherine McKenzie son épouse.

Qu'est-il arrivé de Marie-Louise McKenzie née le 10 avril 1776? Son nom n'apparaît pas dans l'acte.

Par devant le notaire Planté de Québec, à la même date, Michel McKenzie accorde une procuration à Murdoch McKenzie son frère.

 

20 juillet 1805 - Vente de la résidence de la rue Saint-Pierre

Par devant le notaire Jacques Voyer de Québec, les héritiers de feu Sieur Murdoch McKenzie vendent sa demeure du 20 rue Saint-Pierre à George Blumhart à qui elle avait été louée quatre ans plus tôt.

 

1808 et 1820 - Actes notariés à trouver

L'abbé Philibert Goulet fait référence à des actes notariés qu'il reste à découvrir.

 

CONTEXTE HISTORIQUE

18 juin 1812 - Le Canada de nouveau en guerre

Le 18 juin 1812, le président James Madison signe un Acte par lequel les États-Unis de l'Amérique déclarent la guerre au Royaume-Uni de la Grand-Bretagne et d'Irlande et à leurs dépendances. Cette déclaration a été promulguée après que le président des États-Unis eut révélé aux membres de la Chambre des représentants le 9 mars 1812 la présence d'un agent secret dans certains états, plus particulièrement au siège du gouvernement du Massachusetts. L'agent secret en question était John Henry qui était un informateur à la solde de l'ancien gouverneur Craig, remplacé par sir George Prevost 13 septembre 1811, et de son secrétaire Ryland. Considérant que ses services n'étaient pas suffisamment rémunérés par la Grande-Bretagne, John Henry a décidé de tout révéler au secrétaire d'État des États-Unis vers la fin janvier 1812. En plus d'être agent secret, les États-Unis le soupçonnait de subversion

À cause du climat tendu qui existait entre les États-Unis et le Canada, une milice bien rodée était déjà en place pour faire face à une telle éventualité. En plus de l'armée régulière, Charles-Michel Irumberry de Salaberry met sur pied le corps des Voltigeurs canadiens composé de 300 miliciens volontaires. Le régiment des Fencibles de Glengarry a également été constitué.

Entre août 1812 et 1814, plusieurs escarmouches et batailles ont eu lieu le long de la frontière avec les États-Unis, tant dans le Haut-Canada que dans le Bas-Canada. Plusieurs tentatives des assaillants se sont soldées par des échecs. En mai et juin 1813, les régiments Waterville et Meuron, composés en majorité d'hommes d'origine suisse, française, italienne et allemande viennent prêter main forte aux troupes britanniques. Le 26 octobre 1813, après de longs combats à Châteauguay, les Américains reçurent l'ordre de battre en retraite. Le 11 novembre 1813, une partie des troupes américaines composée de 1600 hommes subit la défaite près des rapides du Long Sault.

Après la chute de Paris et l'abdication de Napoléon, les britanniques et les français signent un traité de paix et d'amitié le 30 mai 1814. Les autorités britanniques peuvent envoyer d'importants renforts pour défendre le Canada contre les États-Unis. Plusieurs autres batailles ont eu lieu entre juillet et août 1814 ponctuées de défaites et de victoires anglaises. La bataille décisive a eu lieu sur le Lac Champlain. Les troupes anglaises étaient composées de 14 000 hommes alors que les troupes américaines n'en comptaient que 4000. Le gouverneur Prevost, commandant des forces de terre hésite sur les ordres à prendre et décide de battre la retraite, ce qui lui a coûté son poste et sa carrière. La paix est signée à Gand le 24 décembre 1814.

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion - p. 151 à 167

1814 - Épidémie de variole

1832 - Émeute et choléra

L'émeute

Le climat politique qui prévaut tant au Bas-Canada qu'au Haut-Canada s'est considérablement dégradé depuis la constitution de 1791. Une nouvelle élection a été décrétée à la suite de la démission du député John Fisher de Montréal ouest le 26 mars 1832. Trois candidats briquent les suffrages dont le marchand Stanley Bragg et le journaliste et médecin Daniel Tracey. Bragg, le candidat des bureaucrates, reçoit l'appuis des Anglais, des Écossais et de quelques Canadiens. Tracey, violent défenseur de la cause "patriote" et éditeur du journal "Vindicator", avait été emprisonné sur ordre du gouverneur Aylmer pour insulte au Conseil législatif. Plusieurs Irlandais et Canadiens, dont le jeune Louis-Hippolyte Lafontaine. Une trentaine de fiers-à-bras (appelés "boulés") à la solde de Bragg. Les magistrats qui dirigent les destinées de la ville de Montréal ont engagé des constables spéciaux (appelés "connétables") pour maintenir l'ordre. On y retrouve plusieurs fiers-à-bras à la solde de Bragg. Chaque journée d'élection a été l'objet de plusieurs accrochages. Les résultats entre les deux candidats ont été très serrés. À la fermeture du bureau de votes, Tracey a 3 voix d'avance. Des centaines de partisans l'accompagnent à sa résidence. À la suite d'une poursuite des amis de Bragg, Quatre magistrats, partisans de Bragg, donnent l'ordre aux soldats de tirer sur la foule. Trois partisant de Tracey sont tués et une dizaine d'autres sont blessés, dont deux grièvement. Après l'enquête du coroner, les deux officiers qui ont ordonné le feu sont arrêtés et libérérés sous caution. Le 22 mai, malgré toute cette agitation, Tracey est déclaré élu par 4 voix de majorité. À la fin du mois d'août, le Grand Jury de Montréal conclut par un non-lieu à l'accusation portée contre les officiers. Ces derniers ont été de nouveau libérés à la suite d'un nouveau procès pour faute de preuve suffisante.

Source: Histoire populaire du Québec, de 1791 à 1841 - Jacques Lacourcière - Éditions du Septentrion - p. 265 à  271

Le choléra

Le choléra morbus fait déjà des ravages dans le monde depuis 1817 et atteint l'Europe en 1831.

 

 

 

On a pu remarquer que le nom de la femme de Murdoch McKenzie, parfois appelé Mathieu McKenzie, a souvent varié d'un document officiel à un autre. Voici un tableau sommaire des différents noms qu'on lui a attribué.

 

DATE ÉVÉNEMENT NOM
1774-12-13 Mariage protestant Lizelle Barollet
1776-04-10 Naissance de Marie-Louise McKenzie Marie-Louise Paille
1777-10-09 Naissance de Marie-Catherine McKensie Lisette Baronnet
1777-10-30 Décès de Marie-Catherine Makenzie Louise Baronnette
1778-10-16 Naissance de Marie-Catherine McKensie Louise Baill
1780-07-16 Mariage catholique Louise Barolet
1780-08-27 Naissance de Mathieu McKensie Louise Barolet
1782-07-08 Décès de Marie-Geneviève McKensie Louise
1783-12-24 Naissance de Michel McKenzie Marie-Louise Paille
1799-06-10 Mariage de Catherine McKensie Élisabeth Pall
1804-11-07 Décès de Murdoch McKenzie Élisabeth Paille
1805-06-15 Acte de partage entre héritiers Élisabeth Paille

 

Une découverte faite aux archives de la Municipalité de Saint-Gervais au cours de l'été 2001 a grandement contribué à retracer l'histoire de Murdoch McKenzie, l'ancêtre des McKenzie de Saint-Gervais et d'une longue ligné de descendants qui ont migré un peu partout au Québec et dont certains habitent maintenant aux États-Unis.

La découverte de la version manuscrite de l'histoire des McKenzie de Saint-Gervais réalisée par l'abbé Philibert Goulet, maintenant décédé, a été l'élément déclencheur qui a permis de retracer plusieurs documents importants sur l'histoire de notre ancêtre. L'abbé Goulet a également été l'auteur du livre «des Cadiens...aux Gervaisiens» publié par la municipalité de Saint-Gervais.

Je tiens à remercier monsieur Alcid Fradette, cousin germain de l'abbé Goulet, qui, malgré ses 85 ans, m'a aimablement accompagné dans mes recherches aux archives de Saint-Gervais. Je tiens également à remercier monsieur Gilles Breton, secrétaire-trésorier de Saint-Gervais et madame Michèle Trudelle, nièce d'Alcid Fradette, pour leurs conseils et leur soutien dans mes recherches.

En faisant des recherches sur Internet, j'ai découvert un site sur certains descendants de Murdoch McKenzie. Après être entré en contact avec son auteure, Michelle L. McKenzie, nous avons convenu de joindre nos efforts pour découvrir les origines des McKenzie de Saint-Gervais. Voici l'adresse du site: familytreemaker.genealogy.com/users/m/c/k/Michelle-L-Mckenzie/BOOK-0001/0003-0001.html